La Gaude Démocrate

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dimanche, février 1 2009

Manif du 29 Janvier 2009 – Nous sommes MoDem et notre authenticité doit suffire à nous guider

En ce lendemain de mobilisation citoyenne, le militant MoDem que je suis éprouve de la tristesse.

La mobilisation du 29 Janvier fut un succès, nous dit-on. Les syndicats ont « fait le plein ».
Pour les autres, - les partis politiques, les associations militantes, comme la Ligue des Droits de l’Homme ou le Planning Familial, par exemple - il ne s’agissait pas, bien sûr, « d’une récupération politique de quelque chose qui est plus profond » (F. Bayrou) . Cela aurait été présomptueux, pour les uns ; fantasmatique, pour les autres.

Pour tous, la question était claire : éprouvons-nous une affinité avec les mots d’ordre de l’Intersyndicale ? Pouvoir d’achat, Salaires, Retraites, Emploi, Services publics… Sommes-nous solidaires ? Ainsi, la plupart des acteurs militants et citoyens n’a pas tergiversé bien longtemps.

On sait que les revendications d’une intersyndicale ne sont jamais bien explicites quant aux moyens proposés pour arriver aux objectifs scandés dans la rue, néanmoins, pour le MoDem, le risque de hiatus était quasi inexistant.

  • * *

En effet, les options défendues par ce mouvement populaire ne laissaient nullement place à l’équivoque : En ces temps de crise économique, soutenir la Demande (Pouvoir d’achat, Salaires, Retraites, Emploi, Services publics…) doit faire partie intégrante des solutions mises en œuvre.

Cela fait plusieurs semaines, sinon plusieurs mois, qu’une ligne de fracture se dessine entre les « encore libéraux » et les « toujours sociaux ».
Les premiers prônent le nantissement toujours renouvelé des milieux financiers, via les banques, et les seconds s’escriment à proclamer le soutien nécessaire de la Demande.

La problématique est duale. Offre ET Demande. Et non pas, Offre OU Demande.
Les « encore libéraux » négligent effrontément un des termes de cette dialectique : s’il n’y a pas de Demande, l’Offre reconstituée ne trouvera pas plus de débouchés.

Obama, Merkel, Brown et bien d’autres l’ont enfin compris. Leurs dernières mesures tiennent compte de cette dualité. Mais il faut croire qu’en France rien n’est comme ailleurs.

« … /… le gouvernement ne croit pas à une relance par le pouvoir d'achat dans un pays dont les habitants ne sont pas endettés. Tout l'espoir du gouvernement est en effet d'entraîner les Français, dont le taux d'épargne est l'un des plus élevés d'Europe, à tirer un peu sur leurs économies. » Le Figaro du 31/01/09

Voilà tout ce qu’espère notre gouvernement : nous faire « racker », toujours et encore.
Il distribue notre endettement aux banques qui, d’un côté, continuent sans vergogne à servir leurs actionnaires et, de l’autre, éreintent les citoyens (PME comprises) par leur avarice-égoïsme-cynisme. Et maintenant, il veut mettre définitivement sur la paille ceux qui, par chance, n’y sont pas encore tout à fait.
Personne ne peut plus investir dans une voiture neuve ? Qu’à cela ne tienne, donnons encore quelques-uns de nos milliards aux barons de l’industrie pour préserver des emplois qu’ils s’appliquent, depuis longtemps, à faire sortir de nos frontières.

Nous marchons sur la tête ! Le gouvernement distribue des milliards sans même se garantir sur l’utilisation qui en sera faite.
Même Obama, outré par les 18 milliards de primes que les financiers se sont attribués sur les 400 milliards déjà consommés sur le Plan Paulson, n’en peut plus de garder son self-control : « le summum de l’irresponsabilité !», « c’est une honte !».
Même Obama aura bien du mal à récupérer cet argent.
Même face à Obama, les barbares de la Finance n’ont pas hésité à se servir, au-delà de leur salaire, sur la misère des citoyens donateurs. Pour eux, rien ne devrait changer. Jamais.

Voyez, d’ailleurs, le bras de fer auquel a dû se plier le gouvernement pour obtenir des banquiers qu’ils en rabattent sur leurs précieuses primes perso. Et encore ! , de cette « négociation », nous ne connaissons pas le dessous des cartes…

Alors oui, rien ne va dans les solutions prônées par les « encore libéraux » qui nous dirigent et qui prétendent tout résoudre avec l’aide magnanime et miséricordieuse des banquiers et autres grands industriels.

Alors oui, toute personne éprise, un tant soit peu, de justesse et d’équité, pouvait voir immédiatement de quel bord il fallait pencher. La mobilisation du 29 Janvier allait forcément représenter une pierre noire dans le jardin insolent des libéraux.

Alors oui, il était évident, pour le militant MoDem que je suis, que mon parti devait se porter solidaire en ce 29 Janvier. François Bayrou, nous a, depuis toujours, conforté dans son credo humaniste et sa défiance envers la foire aux paris financiers que sont les bourses (à court terme).
Pourtant rien n’est venu, ou si tard, si timidement.

  • * *

Nous, militants du MoDem (06, en l’occurrence), avons attendu un mot, un signe, un assentiment.
Sur le terrain, dans les départements, parmi ceux qui sont venus quand même, il y avait deux catégories de militants (1):
Ceux qui se mobiliseraient quoi qu’il arrive et les « légitimistes ».
Ceux qui s’afficheraient MoDem Solidaires quand même, et ceux qui s’associeraient discrets, à titre personnel, faute de « consigne officielle ».

Une nouvelle fois, les forces vives du MoDem étaient divisées.
Fallait-il brandir une banderole ? Se limiter au port d’attributs orange ? Crier slogans – et quels slogans ? – ou se fondre dans les cortèges ? Au fait… ! A-t-on la « culture de manif’ » ?

Dès lors qu’aucun appel officiel ne descendait de Paris, l’attentisme aura eu raison de toute organisation militante pour cette manifestation. Les quelques-uns qui défilèrent, le firent, empreints du plus grand amateurisme. Aucune communication pour s’organiser, aucun matériel militant digne de ce nom (banderole, drapeau, autocollants ou tract), aucune discipline puisque personne n était « mandaté » pour l’imposer.

Les forces vives du MoDem sont apparues à la société militante qui les entourait ce jour là, dans leur plus grande misère. J’étais un de ces piètres épouvantails, affublé d’une banderole de chiffons, dont, hélas, j’étais le « confectionneur » !
MoDem 06 à la manif' du 29/01/2009

                  MoDem 06 à la manif' du 29/01/2009

En ce lendemain de mobilisation citoyenne, le militant MoDem que je suis éprouve de la tristesse.

Attristé, ce jour là, de voir des officiers, arme au pied, et des fantassins voués à eux-mêmes.
Attristé, ce jour là, aux côtés d’un état-major (réduit) en représentation et des soldats feignant une marche conquérante.
Attristé, ce jour là, de voir la grande écharpe orange se déchirer entre le peuple des militants MoDem et les « déjà politiciens » bien disciplinés qu’ils avaient élus.
Attristé, ce jour là, de voir ressurgir les instincts cravatés de l’ancienne UDF, se défiant de toute compulsion militante.
Attristé, enfin, d’entendre quelques-uns vouloir s’attribuer la gloire factice de ce qui fut une débandade.
Nous partîmes Quarante; mais par un prompt renfort, nous nous vîmes Douze en arrivant à la Place Massena.

J’ai compris, ce jour là, que la belle démocratie consacrée lors des élections internes de Septembre 2008 pouvait n’être en définitive que l’édification d’une pyramide rigide et, à l’occasion, creuse, dès lors qu’aucune lumière ne luisait en son sommet, laissant ceux du bas dans l’ombre et le dénuement…
J’ai compris, ce jour là, que cette belle démocratie, rêvée pour le MoDem, pouvait se réduire, aux yeux de certains, à une classique hiérarchie centralisatrice, asphyxiant toute initiative venue du rang.

J’ai eu la confirmation, ce jour là, que si les MoDem Départementaux ne faisaient pas preuve d’autonomie, le MoDem perdrait toute vaillance.
Structurer des commissions (foyers de réflexion), émettre (pas assez souvent) des communiqués de presse, honorer de notre présence quelques réunions locales ne sera jamais suffisant pour emporter des adhésions en masse.

Je crains, depuis ce jour là, que la seule mission qui vaille pour les lieutenants régionaux ne soit les seuls résultats aux prochaines élections européennes et, qu’ils en négligent ce qui fait le corps du combat politique : les luttes, le terrain.

Au vu de nos moyens tout relatifs et du temps qui nous reste avant cette échéance, le « faire savoir » pourrait, peut-être, contrebalancer quelques déficits ?
Mais que penser des fulgurances du genre : « Mise à l’Ordre du Jour de la réunion du prochain Bureau Départemental : la discussion de l’opportunité de créer un Comité de Réflexion dont les conclusions serviront au même Bureau Départemental pour juger de l’opportunité de créer une Cellule chargée de se réunir pour gérer la Communication du MoDem Départemental... » !!?

  • * *

Nous devons tirer les leçons de l’épisode du 29 Janvier.
Bien que le Conseil Départemental détienne la compétence pour définir la politique locale du MoDem, les décisions à caractère réactif doivent, par la force des choses, se prendre par l’exécutif départemental.

Etre élus à la tête ou siégeant au Bureau Départemental, c’est aussi se donner la capacité d’agir en son âme et conscience, sans attendre que Paris, tête de pont, donne sa bénédiction, sans craindre l’excommunication, ni se gargariser d’une « Haute Responsabilité », inhibante à force de formalisme et de sérieux.
Comme pour élever ses enfants : la perfection et le sans faute n’existent pas.
Vouloir se préserver d’un risque d’erreur, peut être aussi faire l’erreur de ne rien risquer.

Nous sommes MoDem et notre authenticité doit suffire à nous guider.

N.B. :
Qu’on ne se méprenne pas : Je ne prétends pas avoir l’énergie ni l’assiduité pour mener ce combat. Je ne revendique rien personnellement ; j’exhorte ceux qui se sont engagés à s’interroger sur leur réactivité et leur capacité à communiquer… Comme un bilan d’étape pour le devenir du Modem.

(1): Suite à une observation qui m'est parvenue via un courriel, il me parait nécessaire d'apporter une précision: Nulle part dans mon texte, je ne m’adresse à ceux qui ne sont pas venu à la manif’, ni ne leur reproche quoi que ce soit. Ce serait complètement déplacé et d'une grande intolérance. Évidemment, chacun est libre de manifester… ou pas. Désolé, que la tournure de mon texte ait pu être interprété ainsi… Mais j'ai beau chercher, je ne vois pas où cela peut apparaitre... Je préfère donc ajouter cette note pour ne pas laisser de place à l'équivoque.

dimanche, janvier 11 2009

"Je ne laisserai pas les plus fragiles se débattre seuls dans les pires difficultés" Nicolas Sarkozy - Voeux 2009

« A condition d’être solidaires les uns des autres. Je ne laisserai pas les plus fragiles se débattre seuls dans les pires difficultés. » Extrait des voeux de Nicolas Sarkozy – 31-12-2008.

Rappelons nous ces mots.

On se souvient aussi de la « volonté » de création d'un « Cinquième Risque » de Sécurité Sociale lié à la perte d'autonomie qui devait « protéger les plus fragiles ». Notre Président, autour de sa campagne, avait les inclinaisons sociales ambitieuses et empreintes de compassion. Les électeurs s’en étaient bercés…

Mais après avoir, en Septembre 2008, inscrit dans la loi de Finances 2009, une ponction de 50 millions d’€ sur le budget de l’association chargée de gérer le fonds pour l’insertion des personnes handicapées (Agefiph) pour équilibrer ses recettes (Ici, ici ou ici), le gouvernement s’en prend à nouveau aux handicapés et aux personnes dépendantes.

Dès le 1er Janvier 2009, les fragiles d’entre les fragiles, les handicapés, se sont vus refuser le remboursement de leur frais de transport par les Caisses d’Assurance Maladie (CPAM) (Ici par exemple).

En effet, depuis le 1er Janvier, les CPAM ne sont plus obligées de rembourser, comme c'était le cas jusqu'à présent, les frais de transport des personnes adultes handicapées ou âgées dépendantes vers les centres de soins et foyers médicalisés.
Par un décret du 5 Février 2007, le génie ministériel a placé les frais de transport des handicapés dans le champ des dépenses couvertes par la Prestation de Compensation du Handicap (PCH) désengageant ainsi la Sécurité Sociale. Cette PCH est plafonnée à 12 000 € à répartir sur 5 ans, ce qui nous fait 200 € / mois.

Pour les citoyens qui ont la chance de ne pas être concernés directement par ce genre de situation, attachons nous un instant aux témoignages nombreux de familles frappées de plein fouet par cette « mesure ».
Imaginons, un instant, le quotidien de ces familles chargées d’un poly handicapé de naissance, d’une tétraplégique, d’un sourd et aveugle, d’un grave accidenté de la route trauma crânien aux capacités motrices réduites… sans oubliées les personnes âgées dépendantes concernées par ce décret.
Hé bien, nombre de ces personnes doit se rendre quotidiennement dans des centres spécialisés pour des soins médicaux, des séances de kiné ou des activités d'éveil.
Quand on sait le prix d’une course de taxi, et que l’on considère aussi que les handicapés doivent souvent se déplacer assez loin pour rejoindre des maisons d'accueil spécialisées, en ajoutant l'insuffisance du nombre de structures adaptées à certains handicaps, la plupart des familles témoignent d’une dépense de 1000 à 2000 € par mois.

Avec 200 €, on est loin du compte.
Et l’affaire n’est pas simplement comptable !!
On parle là de la vie de familles entières qui ne pourront pas financer cette charge supplémentaire. Elles ne pourront pas.
Ces familles qui, même avec les dispositifs antérieurs, devaient déjà sacrifier un budget non négligeable au handicap de leur fils ou fille, de leur aïeul. Incapables de financer ces quelques 1000 € et plus, telle mère devra renoncer à son travail pour s’occuper de son enfant, adulte handicapé, mettant encore plus en péril l’équilibre budgétaire de la famille, tel fils devra faire « la course » lui-même pour emmener sa mère grabataire, accumuler les retards et les absences et subir la sanction professionnelle : la porte… Des vies risquent de basculer dans la plus totale précarité. En nombre.

« Je ne laisserai pas les plus fragiles se débattre seuls dans les pires difficultés. »

Alors voilà, vu le tollé que cette « mesure » a provoqué en cette première semaine de Janvier 2009, le gouvernement, par les voix de son Ministre de la Santé, Philippe Bas et de sa secrétaire d’état chargée de la solidarité, Valérie Létard, semble avoir reculé. Pourtant à entendre cette dernière, le décret du 5 Février 2007 n’est pas remis en cause.
Sa réponse invoque une période transitoire entre 2 types de prise en charge et pointe du doigt certaines Caisse d’Assurance Maladie pour leur interprétation pour le moins restrictive de l’entrée en vigueur du nouveau décret. Enfin, parlant d’ajustements nécessaires, elle parle de traitements au cas par cas. Ainsi, en plus de la PCH, certains pourront solliciter le complément nécessaire.

On connaît le cas par cas.
Cela signifie pour les familles concernées, dans le meilleur des cas, de nouvelles démarches avec les lourdeurs administratives qui iront avec. Lourdeurs qui concerneront aussi les strates d’agents recueillant dossiers, agréments médico-sociaux, ordonnances, factures échangées entre les CPAM et l’administration chargée d’attribuer la PCH.
Cela signifie aussi que certaines familles seront exclues des critères d’attribution que la technostructure ne manquera pas (c’est toujours plus drôle) d’imposer, et pour obtenir la PCH, et pour obtenir la dotation de complément.
Pourtant quoi de plus simple et direct que le remboursement en droite ligne pratiqué jusqu’à présent par les CPAM ?!

Voici un extrait de l’article de Delphine de Mallevoüe - Le Figaro du 01/01/2009

« Conscient que le retrait de l'assurance-maladie pouvait «entraîner de graves conséquences dans la vie quotidienne des familles» en dépit de la nouvelle aide financière de la PCH, «le gouvernement a donné pour instruction aux directeurs des CPAM de veiller à l'examen au cas par cas des dossiers afin de vérifier que le versement de la PCH était effectif avant de cesser toute prise en charge». C'est en tout cas ce qu'a affirmé le secrétariat d'État chargé de la Solidarité dans le JO du 13 mars 2008, en réponse aux sénateurs qui, déjà, s'inquiétaient de cette question.

Conscient aussi que le montant de la PCH au titre des frais de transport «est insuffisant dans le cas de trajets quotidiens du fait d'un accueil de jour», le gouvernement avait décidé de mettre en place un groupe de travail chargé de mener une réflexion sur la prise en charge de ces frais.
À cette heure pourtant, rien ne semble réglé. Seule possibilité pour augmenter le montant plafonné de la PCH : se tourner vers le département, conseil général ou Maison départementale du handicap (MDPH), qui peuvent allouer une aide supplémentaire.»

Si ces dernières lignes sont avérées, on conçoit aisément la finalité de telles manipulations : le transfert de charges vers les collectivités locales. Que ne ferait pas notre gouvernement pour alléger ses dépenses propres et faire accroire à sa capacité d’économies !!! De l’affichage toujours de l’affichage.

Et qui fait les frais de cet affichage ? Aujourd’hui les handicapés adultes, les personnes âgées dépendantes et leurs familles. Tracas, angoisse, désespoir… selon.

« Je ne laisserai pas les plus fragiles se débattre seuls dans les pires difficultés. » Paroles, gesticulations et pour finir rien qui nous convainque d’y croire.

Les associations ont réagi, des familles accompagnées de leurs parents handicapés sont allés manifester devant les CPAM en ce début Janvier. Gageons que quelque député posera une question en séance.
Un groupe de travail va se réunir, nous dit-on… Preuve qu’une fois de plus, une loi a été votée trop vite sans qu’aucune conséquence n’ait été pesée. Légèreté, incompétence, pragmatisme technocratique, cynisme. Rien qui nous prouve que nos décideurs législateurs soient bien inspirés.

Mais, à travers cette affaire, c’est avec la cohésion sociale de notre pays que joue le gouvernement.

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Voici le communiqué de presse de la « Commission Handicap du MoDem » dans lequel une demande solennelle est faite au Président de la République de revoir sa position sur le dé-remboursement des frais de transports aux handicapés :

La « commission handicap » du MoDem, saisie par des associations de personnes handicapées, tient à leur manifester son soutien, ainsi qu’aux familles victimes d’un nouveau préjudice financier et social.

En effet, certaines CPAM ont décidé de ne plus rembourser les transports des personnes handicapées entre leur domicile et le centre où elles reçoivent des soins. La mise en application de la loi du 11 février 2005, transférant cette prise en charge dans le cadre de la Prestation de compensation du handicap (PCH) fait que celle-ci est plafonnée à 200 euros par mois depuis le 1 janvier 2009. Hors le coût réel pour les familles peut atteindre fréquemment 1 000 euros par mois. Les dommages pour les familles sont considérables. Certaines envisagent même d’intenter un recours auprès de la Halde, jugeant cette situation discriminatoire ….et elle l’est !

Le Chef de l’Etat a déclaré dans ses vœux du 31 décembre 2008 qu’il « ne laisserait pas les plus fragiles se débattre seuls dans les pires difficultés ».

Hors, il s’avère qu’il est étrangement absent sur ces dossiers concernant un public très vulnérable. La crise économique ne justifie pas que l’on sacrifie les personnes handicapées et leur famille, dont le quotidien est jalonné de coûts et surcoûts dus à la prise en charge d’un état dont elles sont victimes ; à cela s’ajoutent les franchises médicales, les déremboursements de médicaments, et maintenant ce sont les transports qui ne seront plus pris en charge.

La Commission Handicap du MoDem, s’insurge contre ces atteintes à la Solidarité nationale devenues trop fréquentes ces derniers mois.

La Commission Handicap du MoDem demande solennellement au Président de la République d’intervenir afin que les règles de solidarité et d’équité les plus élémentaires soient respectées dans le pays.

lundi, septembre 29 2008

De la passion aux résultats


En ce Samedi 27 Septembre, les adhérents du Mouvement Démocrate votaient partout en France, département par département, afin d’élire leurs représentants.

Voici les résultats des Elections Internes du Mouvement Démocrate dans les Alpes Maritimes.

Sur l'ensemble des 1280 adhérents du département, près de 340 se sont exprimés sur les lieux de vote de Beausoleil, Cannes et Nice. Le taux de participation est de 27,39%, légèrement supérieur au taux de participation national.

Les résultats, en cours de validation par le comité de conciliation et de contrôle (instance nationale), sont les suivants :

Présidence :

Liste "De toutes nos forces" : 200 voix / 3 sièges / 59,52%.
Liste "Union" : 136 voix / 2 sièges / 40,48%.

Conseil départemental :

Liste "De toutes nos forces" : 199 voix / 54 sièges / 60,13%.
Liste "Union" : 132 voix / 35 sièges / 39,87%.

Conférence nationale :

Liste "De toutes nos forces" : 196 voix / 38 sièges / 59,03%.
Liste "Union" : 136 voix / 26 sièges / 40,97%.

Soit un écart de 20% (64 voix en moyenne sur 340) entre les 2 listes en concurrence.

La liste menée par Loïc Dombreval, « MoDem06 de Toutes Nos Forces » se trouve ainsi légitimée. Ses excellents résultats ont été possibles grâce à une équipe exemplaire, compétente et solide. Comme il est dit sur son Blog : « Le temps de la campagne est fini et nous entrons enfin maintenant dans une phase de construction qui sera passionnante. »

Outre ce travail qui commence, reste à œuvrer pour que les dissensions qui sont apparues durant la campagne s’estompent peu à peu et, pour qu’une nouvelle équipe, plus large, se forme. Le travail en commun va révéler les qualités et les talents des uns et des autres. Chacun trouvera sa place, là où il sera le plus efficace. Tous tendus vers l’épanouissement du MoDem dans notre département.

L’exercice démocratique est toujours délicat. Surtout quand il s’agit de mettre en concurrence des personnes qui ont a priori la même tendance politique. Ainsi le débat d’idées était d’emblée limité, tant les uns et les autres avaient les mêmes soucis d’équité et d’éthique, les mêmes aspirations humanistes et démocratiques, les mêmes visions sur les grands thèmes politiques que sont le développement durable, l’Europe, la sociale économie… de même pour les postures à adopter quant aux principaux dossiers locaux.

Exercice délicat donc que cette campagne. L’absence de différences fondamentales entre les concurrents aura généré quelque effet pervers : Le syndrome de la personnalisation.

Ce blog avait justement posé la question : « Qu’est-ce qui différencie une liste MoDem d’une autre liste MoDem ? » Et ce blog n’a pas échappé au syndrome.

Il aurait été moins dommageable pour tous qu’une différence objective s’imposât dès le départ. Déficit de colistiers face à une liste dominante, ralliement exhaustif des élus du département sur une seule liste, innocuité manifeste des méthodes proposées par une des équipes. Mais chacun tint son rang. Gageons maintenant que ce sera l’un des grands atouts des instances nouvellement élues.

A défaut, le choix des militants s’est focalisé sur les 2 personnes têtes de liste. Loïc et Hervé sortent, très éprouvés, de cette campagne.

Les militants les plus passionnés ont ressenti chacun dans leur camp des sentiments d’injustice et de révolte contre les agissements avérés ou supposés du « camp d’en face ». Ils ont fini par nourrir une réelle aversion contre la personnalité « adverse ». Cet auto conditionnement progressif à l’aversion de l’autre est souvent le fait des plus passionnés au cours des joutes politiques. Il faut maintenant que chacun reprenne du recul et éteignent les instincts fratricides que cette campagne a exacerbés.

On doit pourtant reconnaître à ceux là, la sincérité et la pureté de leurs intentions.
Ce sont ceux qui vivent certainement le plus intimement leur engagement politique.
Ce sont ceux pour qui l’autre n’est pas indifférent. Ce sont les poètes de nos fantasmes politiques.
Passionnés et tenants de l’idéal que l’on s’exerce trop souvent à refouler.
La société est trop peuplée de personnes dont le seul objectif est de se « préserver », devenues expertes dans le compartimentage de leur vie, anesthésiées du cœur à force d’indifférence.

Je respecte la colère parce qu’elle est souvent plus humaine qu’une cérébrale modération.
Je respecte la quête de justice parce que c’est elle qui vous situera par rapport aux autres.

Ceux là sont ceux qui sont montés sur les barricades à tort ou à raison mais avec leur sincérité et leur idéal.
Je veux aussi compter avec eux dans nos rangs. Ils sont précieux.

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