La Gaude Démocrate

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dimanche, février 15 2009

Réforme de l’instruction : la préférence manichéenne de notre Président.

Jusqu’à avoir été reconnu coupable, tout citoyen mérite d’être défendu comme les autres. Une phrase comme celle-là, chacun est prêt à la faire sienne. C’est beau. On peut s’en bercer, à l’envie tant elle est avérée au cœur et à l’esprit. Tant elle nous sécurise aussi. Un vrai doudou. On peut se la réciter jusqu’au bout de la nuit, blotti au creux de sa paillasse flanquée contre un mur froid, dans une cellule de 6 m² en attendant d’être jugé après des mois de détention préventive.

Jusqu’à avoir été reconnu coupable, tout citoyen mérite d’être défendu comme les autres. Tout comme « Liberté, Egalité, Fraternité », ces préceptes nous garantissent aussi la bienveillance de l’état s’efforçant, en principe, de trier le bon grain de l’ivraie. Si l’administration de la justice laisse, hélas, à désirer dans de trop nombreux cas, il paraît indispensable qu’un système judiciaire soit au moins efficient… sur le papier.

Pourtant ces temps-ci, un vent incertain souffle sur l’édifice Justice. Multiplication des scandales judiciaires, mise en défaut de la délinquance en cols blancs, surpopulation carcérale, augmentation de la pression médiatique, soupçon de partialité accru dans l’opinion, « insolence » de certains juges d’instruction, scandale des détentions provisoires… ? Les motivations du chef de l’état ne sont pas explicites, tout en étant sans doute multiples, mais toujours est-il que le coup de torchon est annoncé pour le système judiciaire français.

Voici quelques réflexions sur le débat qui s’ouvre en ce moment à ce sujet

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Deux systèmes judiciaires sont en vigueur en « Occident ».
Le système inquisitoire et le système accusatoire.
L’un est français, l’autre est anglo-saxon.

Le système inquisitoire se veut égalitaire : l’état met en œuvre via le juge d’instruction, juge du siège, indépendant, toute la machine d’investigation pour éclairer de façon équilibrée les affaires judiciaires à charge et à décharge. Le juge d’instruction se doit d’être impartial… Sur le papier.
Voilà l’esprit de la pratique judiciaire en vigueur en France.

D’aucun arguera de la schizophrénie dont peut être victime le juge d’instruction dans la pratique de son métier. Pourtant, quoi de plus naturel pour un esprit éclairé que l’exercice classique de la thèse – antithèse et synthèse ?
Ce système a donc l’avantage de voir, mises à disposition des justiciables, les mêmes forces policières de façon équitable sans déséquilibre entre l’investissement (financier) d’actions à charge et d’actions à décharge.

Mais on reproche souvent à ces rois Salomon que sont les juges d’instruction, leur toute puissance et, par conséquent, la solitude dans laquelle ils sont amenés à prendre des décisions extrêmement lourdes.

Le système accusatoire, lui, met toute l’action à charge entre les mains de l’état.
Au justiciable de mettre en œuvre sa défense avec les moyens qu’il pourra déployer. Ainsi tous les procès sous le système accusatoire se font sous le schéma : Etat contre Mr ou Mme X.

Ce qui, au premier abord, semble logique puisque, le citoyen n’ayant pas le droit de se faire justice lui-même, l’état doit se porter garant de la sécurité de tous en lieu et place de la vengeance de chacun. Sauf que jusqu’à preuve du contraire, et particulièrement jusqu’à avoir été reconnu coupable, tout citoyen mérite un même traitement et, en l’occurrence, d’être défendu comme les autres. Mais il faut croire que nos amis anglo-saxons n’ont que faire de ces subtilités.

Heureusement, Mr ou Mme X pour se défendre peut solliciter un cabinet d’avocat nanti d’un droit d’investigation. Ce qui, par contre, n’est pas autorisé dans le système inquisitoire français. Voilà sans doute la moindre des choses pour que le mot justice puisse être inscrit au frontispice des tribunaux anglais.

Ainsi, bien calée dans son rôle, aucune des parties n’a plus à s’astreindre à l’impartialité ; aucune des parties n’a plus à se soucier d’esprit de justice. Chacun peut à loisir et sans scrupule s’adonner à son job : Accusation sans nuance contre Défense sans demie teinte. La pratique juridique devient un job, une compétition même. Le procureur accuse, l’avocat défend sans que jamais l’éthique ne vienne déranger leur posture manichéenne.

Mais si dans cette « compétition », le procureur accuse et l’avocat défend, encore faut-il que chaque partie jouisse des mêmes moyens.
Et là, on voit aisément que le système accusatoire atteint, si ça n’était pas déjà le cas, les limites de l’exigence d’équité.
Mr ou Mme X, justiciables nantis, auront toute latitude pour s’offrir de bons avocats qui eux-mêmes pourront faire appel à de très bon détectives et à pléthores de petites mains capables de rechercher les preuves de leur innocence, tandis que Mr ou Mme Y, pauvres chômeurs, n’auront comme seul espoir que celui de l’évidence de leur innocence, ne pouvant se défendre contre la machine étatique chargée de les faire condamner.

Voilà le nouveau système que nous propose notre inénarrable Président, toujours prompt à nous trouver les pires options en toute chose.

La charge de la preuve

Mais, pour corser le tableau, si l’on passe du système inquisitoire au système accusatoire, une notion fondamentale semble être oubliée dans les nouvelles orientations que le monde juridique français va devoir prendre. Une notion qui parfois rend le système accusatoire paradoxalement plus efficient : la charge de la preuve.

En effet, alors qu’en France, l’intime conviction peut emporter la décision des jurés, outre-Manche et outre-Atlantique, seule la charge de la preuve peut fixer le jugement… Sur le papier.

La mise à plat du système juridique français ne peut se faire de façon parcellaire.

Avant d’édifier un système juridique global, il faut se figurer que les législateurs se sont imposés un profond questionnement éthique et moral. En la matière, il s’est agi pour eux de s’assurer que la recherche d’équilibre et de justesse puisse s’exercer dans les conditions optimales d’un vrai débat contradictoire.

En France, le débat contradictoire, outre qu’il puisse parfois se manifester publiquement dans les salles d’audiences, s’exerce principalement dans le bureau des juges d’instruction. Chez les anglo-saxons celui-ci s’exerce pendant l’enquête, autour de la recherche de preuves.

Si l’on retire au système français l’instance où se déroule le débat contradictoire, sans que celui-ci puisse se dérouler en un autre lieu de la séquence juridique, nous nous dirigerons à coup sûr vers les pires catastrophes judiciaires.

N’étant pas juriste, je n’ai pas exploré les avantages et les inconvénients du remplacement du principe d’intime conviction à la française par l’exigence de preuves à l’anglo-saxonne.
Mais il apparaît pour le moins alarmant de voir, d’une part, s’instaurer le risque d’une véritable justice à deux vitesses (déséquilibre des moyens entre l’état accusateur et l’avocat) et, d’autre part, disparaître ce qui fonde l’acte de justice : le débat contradictoire.

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Heureusement, nous n’en sommes qu’à une idée lancée en l’air, comme notre cher Président l’a fait pour le financement de l’audiovisuel public. On peut encore espérer que cette réforme soit amendée dans un meilleur sens.

Ce qui suit constitue une proposition qui, tout en prenant en compte le desideratum présidentiel, permet à la fois de maintenir l’équilibre de moyens entre les parties ainsi que le débat contradictoire.

Si donc, la France adopte le système accusatoire, il s’agit de compenser les imperfections de ce nouveau système.

Rien n’interdit d’imaginer une répartition des moyens d’investigation.
Ainsi pour chaque euro dépensé par le Parquet (agissant à charge), un crédit équivalent sera versé à la partie défenderesse. On pourra, pour être plus précis, sortir de cette balance les investigations purement administratives valables objectivement pour chacune des parties. Et pour éviter la dérive perverse d’une sous estimation des coûts d’investigation, un barème d’actes devra aussi être mis en place. Une exploration plus approfondie sera nécessaire pour ordonnancer un tel système dans le cas d’affaires à parties multiples.

Cette proposition combine les deux systèmes juridiques sans mettre en péril le souci d’équité nécessaire à l’action de justice : Equilibre de moyens entre les actions à charge et les actions à décharge tout en dissociant chaque acteur de la procédure, Parquet d’un côté, Avocats de l’autre. Exit la justice à deux vitesses, re welcome au débat contradictoire.

Ce système permet aussi de contourner les propositions actuelles prônant la collégialité de l’acte d’instruction pour améliorer la sagacité des enquêtes. Malgré leurs bonnes intentions, ces propositions tendent à rendre pléthorique un étage juridique en une époque où l’économie et l’efficacité se font cruellement impératives.

Il n’y a point de jugement éclairé sous influence.

En l’état des propositions, c’est le Parquet qui enquêterait en lieu et place du juge d’instruction. L’enquête serait « contrôlée » par un Juge de L’Instruction qui donnera les autorisations de perquisition ou de garde à vue. Tout le reste, le véritable travail d’enquête, c’est le Parquet qui le fera.
Ores qu’est-ce que c’est que le Parquet ? Ce sont des substituts, des 1ers substituts, des procureurs, des avocats généraux, des procureurs généraux, le procureur général et en haut de la pyramide, le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice. Ce qui veut dire que les enquêtes seront directement dirigées par le Garde des Sceaux, personnage constitutif de l’état. On peut donc imaginer, par exemple dans le cadre d’affaires politico – financières (en fait celles qui intéressent prioritairement le pouvoir), avec quelle célérité et pugnacité ces enquêtes seront menées.

L’indépendance du Parquet est donc une condition sine qua non de l’apurement du système juridique. Mais rendre indépendant le Parquet, c’est une décision politique quasiment régalienne.
Pour l’état français, le Parquet c’est comme l’Armée : un corps de magistrats fortement structuré dont la hiérarchie est rigoureusement pyramidale reliée par des liens autoritaires de subordination en cascade.

Pourtant la philosophie présidant à toute ordonnance de justice dit bien l’impératif d’indépendance. Il n’y a point de jugement éclairé sous influence. C’est le bon sens absolu.

A la lumière de cette radieuse philosophie, le pouvoir (qui n’est pas l’état) peut bien évidemment se porter partie civile, dès lors qu’il estimera son intérêt engagé. Cela est aussi de l’ordre du bon sens.

Mais las, promotionner une telle idée, c’est se battre contre rien moins que la raison d’état. Si le pouvoir se voit reléguer au niveau de simple partie civile, son action, son influence ne sera plus alors dissimulée dans le système. Voilà le nœud de l’affaire. Le pouvoir devra, dans ces conditions, ester au grand jour. Son intérêt, souvent installé confortablement dans le non-dit, passerait alors dans le domaine du « déclaratif ».

La raison d’état, c’est la raison de l’opacité. En instrumentalisant le Parquet, l’état peut ainsi, dans un certain nombre d’affaires, avancer masqué au sein d’une enceinte de justice. « Mon intérêt est là (où je ne veux pas qu’il soit su) et j’entend le défendre dans l’ombre. »
L’état, refusant de se départir de son influence sur le Parquet, avoue donc sa propension à « se mouiller » dans des affaires dont les tenants peuvent être éventuellement obscurs.

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Le juge d’instruction est une brique maîtresse de l’édifice judiciaire. La retirer sans précaution, c’est mettre en péril l’ensemble. L'affaire ne peut souffrir l’à peu près.
L’annonce de la suppression des juges d’instruction doit, soit être retirée, soit induire une refonte complète du système judiciaire français.

Maintenir l’équilibre entre les pouvoirs de l’accusation et les droits de la défense, préserver le débat contradictoire et rendre indépendant le Parquet sont autant d’impératifs pour la mise en œuvre d’un nouveau système judiciaire respectueux de tous les justiciables que nous sommes.

dimanche, février 1 2009

Manif du 29 Janvier 2009 – Nous sommes MoDem et notre authenticité doit suffire à nous guider

En ce lendemain de mobilisation citoyenne, le militant MoDem que je suis éprouve de la tristesse.

La mobilisation du 29 Janvier fut un succès, nous dit-on. Les syndicats ont « fait le plein ».
Pour les autres, - les partis politiques, les associations militantes, comme la Ligue des Droits de l’Homme ou le Planning Familial, par exemple - il ne s’agissait pas, bien sûr, « d’une récupération politique de quelque chose qui est plus profond » (F. Bayrou) . Cela aurait été présomptueux, pour les uns ; fantasmatique, pour les autres.

Pour tous, la question était claire : éprouvons-nous une affinité avec les mots d’ordre de l’Intersyndicale ? Pouvoir d’achat, Salaires, Retraites, Emploi, Services publics… Sommes-nous solidaires ? Ainsi, la plupart des acteurs militants et citoyens n’a pas tergiversé bien longtemps.

On sait que les revendications d’une intersyndicale ne sont jamais bien explicites quant aux moyens proposés pour arriver aux objectifs scandés dans la rue, néanmoins, pour le MoDem, le risque de hiatus était quasi inexistant.

  • * *

En effet, les options défendues par ce mouvement populaire ne laissaient nullement place à l’équivoque : En ces temps de crise économique, soutenir la Demande (Pouvoir d’achat, Salaires, Retraites, Emploi, Services publics…) doit faire partie intégrante des solutions mises en œuvre.

Cela fait plusieurs semaines, sinon plusieurs mois, qu’une ligne de fracture se dessine entre les « encore libéraux » et les « toujours sociaux ».
Les premiers prônent le nantissement toujours renouvelé des milieux financiers, via les banques, et les seconds s’escriment à proclamer le soutien nécessaire de la Demande.

La problématique est duale. Offre ET Demande. Et non pas, Offre OU Demande.
Les « encore libéraux » négligent effrontément un des termes de cette dialectique : s’il n’y a pas de Demande, l’Offre reconstituée ne trouvera pas plus de débouchés.

Obama, Merkel, Brown et bien d’autres l’ont enfin compris. Leurs dernières mesures tiennent compte de cette dualité. Mais il faut croire qu’en France rien n’est comme ailleurs.

« … /… le gouvernement ne croit pas à une relance par le pouvoir d'achat dans un pays dont les habitants ne sont pas endettés. Tout l'espoir du gouvernement est en effet d'entraîner les Français, dont le taux d'épargne est l'un des plus élevés d'Europe, à tirer un peu sur leurs économies. » Le Figaro du 31/01/09

Voilà tout ce qu’espère notre gouvernement : nous faire « racker », toujours et encore.
Il distribue notre endettement aux banques qui, d’un côté, continuent sans vergogne à servir leurs actionnaires et, de l’autre, éreintent les citoyens (PME comprises) par leur avarice-égoïsme-cynisme. Et maintenant, il veut mettre définitivement sur la paille ceux qui, par chance, n’y sont pas encore tout à fait.
Personne ne peut plus investir dans une voiture neuve ? Qu’à cela ne tienne, donnons encore quelques-uns de nos milliards aux barons de l’industrie pour préserver des emplois qu’ils s’appliquent, depuis longtemps, à faire sortir de nos frontières.

Nous marchons sur la tête ! Le gouvernement distribue des milliards sans même se garantir sur l’utilisation qui en sera faite.
Même Obama, outré par les 18 milliards de primes que les financiers se sont attribués sur les 400 milliards déjà consommés sur le Plan Paulson, n’en peut plus de garder son self-control : « le summum de l’irresponsabilité !», « c’est une honte !».
Même Obama aura bien du mal à récupérer cet argent.
Même face à Obama, les barbares de la Finance n’ont pas hésité à se servir, au-delà de leur salaire, sur la misère des citoyens donateurs. Pour eux, rien ne devrait changer. Jamais.

Voyez, d’ailleurs, le bras de fer auquel a dû se plier le gouvernement pour obtenir des banquiers qu’ils en rabattent sur leurs précieuses primes perso. Et encore ! , de cette « négociation », nous ne connaissons pas le dessous des cartes…

Alors oui, rien ne va dans les solutions prônées par les « encore libéraux » qui nous dirigent et qui prétendent tout résoudre avec l’aide magnanime et miséricordieuse des banquiers et autres grands industriels.

Alors oui, toute personne éprise, un tant soit peu, de justesse et d’équité, pouvait voir immédiatement de quel bord il fallait pencher. La mobilisation du 29 Janvier allait forcément représenter une pierre noire dans le jardin insolent des libéraux.

Alors oui, il était évident, pour le militant MoDem que je suis, que mon parti devait se porter solidaire en ce 29 Janvier. François Bayrou, nous a, depuis toujours, conforté dans son credo humaniste et sa défiance envers la foire aux paris financiers que sont les bourses (à court terme).
Pourtant rien n’est venu, ou si tard, si timidement.

  • * *

Nous, militants du MoDem (06, en l’occurrence), avons attendu un mot, un signe, un assentiment.
Sur le terrain, dans les départements, parmi ceux qui sont venus quand même, il y avait deux catégories de militants (1):
Ceux qui se mobiliseraient quoi qu’il arrive et les « légitimistes ».
Ceux qui s’afficheraient MoDem Solidaires quand même, et ceux qui s’associeraient discrets, à titre personnel, faute de « consigne officielle ».

Une nouvelle fois, les forces vives du MoDem étaient divisées.
Fallait-il brandir une banderole ? Se limiter au port d’attributs orange ? Crier slogans – et quels slogans ? – ou se fondre dans les cortèges ? Au fait… ! A-t-on la « culture de manif’ » ?

Dès lors qu’aucun appel officiel ne descendait de Paris, l’attentisme aura eu raison de toute organisation militante pour cette manifestation. Les quelques-uns qui défilèrent, le firent, empreints du plus grand amateurisme. Aucune communication pour s’organiser, aucun matériel militant digne de ce nom (banderole, drapeau, autocollants ou tract), aucune discipline puisque personne n était « mandaté » pour l’imposer.

Les forces vives du MoDem sont apparues à la société militante qui les entourait ce jour là, dans leur plus grande misère. J’étais un de ces piètres épouvantails, affublé d’une banderole de chiffons, dont, hélas, j’étais le « confectionneur » !
MoDem 06 à la manif' du 29/01/2009

                  MoDem 06 à la manif' du 29/01/2009

En ce lendemain de mobilisation citoyenne, le militant MoDem que je suis éprouve de la tristesse.

Attristé, ce jour là, de voir des officiers, arme au pied, et des fantassins voués à eux-mêmes.
Attristé, ce jour là, aux côtés d’un état-major (réduit) en représentation et des soldats feignant une marche conquérante.
Attristé, ce jour là, de voir la grande écharpe orange se déchirer entre le peuple des militants MoDem et les « déjà politiciens » bien disciplinés qu’ils avaient élus.
Attristé, ce jour là, de voir ressurgir les instincts cravatés de l’ancienne UDF, se défiant de toute compulsion militante.
Attristé, enfin, d’entendre quelques-uns vouloir s’attribuer la gloire factice de ce qui fut une débandade.
Nous partîmes Quarante; mais par un prompt renfort, nous nous vîmes Douze en arrivant à la Place Massena.

J’ai compris, ce jour là, que la belle démocratie consacrée lors des élections internes de Septembre 2008 pouvait n’être en définitive que l’édification d’une pyramide rigide et, à l’occasion, creuse, dès lors qu’aucune lumière ne luisait en son sommet, laissant ceux du bas dans l’ombre et le dénuement…
J’ai compris, ce jour là, que cette belle démocratie, rêvée pour le MoDem, pouvait se réduire, aux yeux de certains, à une classique hiérarchie centralisatrice, asphyxiant toute initiative venue du rang.

J’ai eu la confirmation, ce jour là, que si les MoDem Départementaux ne faisaient pas preuve d’autonomie, le MoDem perdrait toute vaillance.
Structurer des commissions (foyers de réflexion), émettre (pas assez souvent) des communiqués de presse, honorer de notre présence quelques réunions locales ne sera jamais suffisant pour emporter des adhésions en masse.

Je crains, depuis ce jour là, que la seule mission qui vaille pour les lieutenants régionaux ne soit les seuls résultats aux prochaines élections européennes et, qu’ils en négligent ce qui fait le corps du combat politique : les luttes, le terrain.

Au vu de nos moyens tout relatifs et du temps qui nous reste avant cette échéance, le « faire savoir » pourrait, peut-être, contrebalancer quelques déficits ?
Mais que penser des fulgurances du genre : « Mise à l’Ordre du Jour de la réunion du prochain Bureau Départemental : la discussion de l’opportunité de créer un Comité de Réflexion dont les conclusions serviront au même Bureau Départemental pour juger de l’opportunité de créer une Cellule chargée de se réunir pour gérer la Communication du MoDem Départemental... » !!?

  • * *

Nous devons tirer les leçons de l’épisode du 29 Janvier.
Bien que le Conseil Départemental détienne la compétence pour définir la politique locale du MoDem, les décisions à caractère réactif doivent, par la force des choses, se prendre par l’exécutif départemental.

Etre élus à la tête ou siégeant au Bureau Départemental, c’est aussi se donner la capacité d’agir en son âme et conscience, sans attendre que Paris, tête de pont, donne sa bénédiction, sans craindre l’excommunication, ni se gargariser d’une « Haute Responsabilité », inhibante à force de formalisme et de sérieux.
Comme pour élever ses enfants : la perfection et le sans faute n’existent pas.
Vouloir se préserver d’un risque d’erreur, peut être aussi faire l’erreur de ne rien risquer.

Nous sommes MoDem et notre authenticité doit suffire à nous guider.

N.B. :
Qu’on ne se méprenne pas : Je ne prétends pas avoir l’énergie ni l’assiduité pour mener ce combat. Je ne revendique rien personnellement ; j’exhorte ceux qui se sont engagés à s’interroger sur leur réactivité et leur capacité à communiquer… Comme un bilan d’étape pour le devenir du Modem.

(1): Suite à une observation qui m'est parvenue via un courriel, il me parait nécessaire d'apporter une précision: Nulle part dans mon texte, je ne m’adresse à ceux qui ne sont pas venu à la manif’, ni ne leur reproche quoi que ce soit. Ce serait complètement déplacé et d'une grande intolérance. Évidemment, chacun est libre de manifester… ou pas. Désolé, que la tournure de mon texte ait pu être interprété ainsi… Mais j'ai beau chercher, je ne vois pas où cela peut apparaitre... Je préfère donc ajouter cette note pour ne pas laisser de place à l'équivoque.

dimanche, octobre 12 2008

Nous avons donné l’argent aux barbares

1- L’argent ne fait pas le bonheur. Nous nous consolions

Nous le savions, nous le vivions ainsi, certains s’en étaient fait une raison : Les barbares nous avaient pris notre argent.
Nous autres, éloignés des sphères rutilantes de monnaies, pèquenots de la finance, exilés aux confins des champs de labeurs, nous nous consolions en imaginant qu’il fallait certainement avoir une tranche de cœur en moins pour s’agiter dans la foire d’empoigne des corbeilles boursières, qu’il fallait ne pas être totalement humain pour s’enterrer vivant hypnotisés par des écrans dégoulinants de chiffres, qu’il fallait à coup sûr ne pas être capable de bonheur pour transférer d’un clic ce qui aurait fait celui de millions d’entre nous.
L’argent ne fait pas le bonheur. Nous nous consolions.
Les barbares nous avaient pris notre argent. C’était ainsi.

Le monde tournait sous le joug de ces aristocrates des cours de bourse.
Leur noblesse avait été acquise sans rien devoir au marais démocratique, décernée à l’intérieur des châteaux de la finance dont la puissance s’appréciait à mesure que leurs murs s’opacifiaient.
Dans ces galeries financières, nos économies leur servaient de parures, nos emprunts, à poudrer leurs perruques.

Il ne leur était point nécessaire de nous imposer travail, impôt ou esclavage. Non. Rien ne nous était imposé directement par leurs jeux. En apparence. D’autres s’en chargeaient.

2- Croisière en Océan Bénéfique

Le contrat de départ : a minima, conserver notre argent ; au mieux, le faire fructifier. C’était l’époque de la banque à papa.
A la fin de chaque exercice, on comptait les sous en monnaie sonnante et trébuchante.
Pas de surprise. L’argent, c’était du travail.

On pouvait faire mieux. Avec la comptabilité analytique, on fouillait les moyens de la performance. L’argent, c’était du travail et de l’intelligence.

Mais cela ne suffit bientôt plus. Les contrôleurs de gestions montaient des budgets. Les budgets devinrent objectifs. Les objectifs, des promesses non négociables, et on finit par investir les gains promis comme s’ils étaient acquis.
Le pas était franchit. On convoqua des experts en boule de cristal.
On instaura la grande foire au pari sur l’avenir.

La monnaie avait beau sonner et trébucher, les bruits bien réels du travail suant et dérangeant valaient désormais bien moins que le crépitement silencieux des plus-values inondant les téléprompteurs, envahissant les esprits cupides comme un séduisant chant de sirènes qui s’élève au-delà des horizons, à coup sûr plus prometteurs, au dessus de l’Océan Bénéfique.

Les bookmakers de la bourse réussirent à convaincre tout le monde de la réalité de ce mirage. Une crédulité mondiale devenue réalité pour les organisateurs du système.
Une religion était née.
Chacun crut que la finance faisait partie de l’essence naturelle de l’ordre mondial, comme le temps est une dimension impalpable, immatérielle de l’univers.
Une horloge inexorable, que rien ne pouvait arrêter sauf à contester les règles cosmiques.
Et les croyants se rassemblèrent, cravatés et costumés pour célébrer l’avènement de la spéculation financière. Les disciples prenaient chaire universitaire, éditaient livres évangélistes, prophétisaient par médias consentants.

Ainsi, la finance, pour notre bien, avait fait main basse sur les banques, avait optimisé nos sociétés d’assurances, gérait nos caisses de santé et de retraite, nos fonds d’épargne, administrait tout lieu où l’argent pouvait s’amasser.
La finance était l’animal symbiotique vivant au cœur de nos coffres forts.

Tout l’argent du monde s’est trouvé peu à peu accaparé pour irriguer un flux erratique d’échanges n’ayant bientôt comme objet principal que celui d’enrichir les intermédiaires.
Quelle part de cet argent « redescendait » de cette spirale pour servir effectivement son dépositaire d’origine ?
Quelle part servait aux remboursements des assurés, aux retraites ou aux soins des mutualistes ou à rémunérer l’épargnant… ?
Les banques de dépôt, elles-mêmes, rognaient dangereusement sur le pourcentage de liquidités dont elles devaient garantir la disponibilité.

3- Salauds d’pauvres !

Non content d’utiliser l’argent des riches, des bourgeois, des classes moyennes… à moment donné, il fallut s’intéresser à l’argent des pauvres. Le nombre devait faire jackpot.
On s’aperçut que le pauvre remboursait bien. Bien mieux que les un-peu-plus-riches.
On s’aperçut plus récemment que le pauvre, mis dans l’incapacité de payer, pouvait être plus rentable encore. Pour s’assurer de sa faillite, on inventa le prêt à taux variable. On prête à 1% et, 5 ans plus tard, il rembourse à 6% !!
Ainsi nos Diafoirus pouvaient imposer leurs remèdes : la saignée. Et leurs médecines adaptées : pénalités, allongement de crédit, étalement de dette. Le pauvre paierait toute sa vie… captif, pressé jusqu’à ce que mort s’en suive.
Exactement comme on le fit avec les pays africains qui remboursèrent et remboursent encore 5, 6 fois leur dette. On augmente les taux unilatéralement ; aucun risque : ces gens là n’ont pas le sou pour payer en plus des avocats.

Pourquoi changer tout ça ? La finance possède tout l’argent du monde.
Il suffisait de saupoudrer là où certains prétendraient se défendre. On parle alors investissement, plan de redressement. FMI et Banque mondiale à la manœuvre n’oublieront pas de faire la morale aux quelques nécessiteux qui se sont mis dans la piètre situation de demander l’aumône.
A ceux là, la contrepartie sera faite de quelques efforts réputés incompatibles avec une quelconque rentabilité. ‘manquerait plus qu’ils s’en tirent et qu’il deviennent autosuffisants. Pas question !!!

Nous le savions, nous le vivions ainsi, certains s’en étaient fait une raison : Les barbares nous avaient pris notre argent.

Mais il faut se méfier de ceux qui n’ont rien à perdre.
Les pauvres ont cessé de payer. Les pauvres sont à la rue. Les pauvres crèveront cet hiver. Ils ne régleront pas leurs dettes. La misère les a « sauvés » de l’engrenage.
Maintenant la misère comme une gangrène remonte le long des bras armés. Négociants en crédits, agences immobilières, petites banques de crédit… A quel niveau va-t-on amputer !!!? Les métastases sont nombreuses. Elles sont partout. Remontées trop haut.

4- Payback ! Et mettre le monde à genoux s’il le faut

Mais où est donc passé tout l’argent du monde ?
Il est toujours là dans les coffres. Personne ne l’a perdu de vue.
La seule chose qui ait disparu ce sont les plans sur la comète. Mais chaque dette était créditée virtuellement. Déjà mise sous cadre.
La solution ? Effacer ces quelques lignes de compte, remettre les compteurs à zéro. Lâcher prise.
Permettre aux « endettés » de rentrer chez eux et remettre le remboursement à plus tard.
Mieux ! Donner les milliards à ces nouveaux pauvres qui les auraient utiliser pour payer leur maison, qui, de fait, aurait contractés une dette auprès de l’état, cet état qui les aurait « sauvés ».
Pensez-vous ! Pour les barbares de la finance, pas question de lâcher une créance même si c’est un tiers qui la paye.
Pour eux, il vaut mieux voir des milliers de personnes à la rue, multiplier les maisons vides, sans plus aucun acheteur potentiel, voir leur propre marché s’écrouler plutôt que de laisser quiconque jouir d’un bien gratuitement… ou plutôt de voir proroger à taux 0% sa dette.
Non, le temps, c’est de l’argent. Et le gratuit est Satan !

La Finance est une religion dont le 1er commandement est « tu ne donneras point » ;
le 2° : « Ce qui est pris est pris » ;
le 3ème : « l’argent de ton voisin, tu convoiteras ».

C’est dans leur structure mentale. Dès lors qu’une dette est inscrite dans leur livre de compte. Les intérêts (à venir) existent tout autant que le bien lui-même !
Plus absurde encore ! On sait maintenant que le bien ne vaut plus rien dès lors que la dette afférente n’est pas honorée. Ainsi, cette dévotion aveugle pour l’argent virtuel (les intérêts d’emprunt) mit à bas les Temples de l’Hypothèque.
Le bien est accessoire, c’est un simple support qui permet la rente.

Mais les barbares de la finance, tels des fanatiques religieux n’en démordront pas : cet argent existe toujours puisqu’il est inscrit dans les livres de compte, leurs Saintes Ecritures.
Renier l’existence de cet argent, c’est renier leur propre existence.
Alors il faut le récupérer. Coûte que coûte. Mettre le monde à genoux s’il le faut.
Il leur faut tout l’argent du monde PLUS l’argent dont ils ont rêvé.

5- Les larmes des gosses de riches

Et cet argent rêvé, c’est celui que nous leur offrons actuellement. A coup de lignes de crédit sorties de la planche à billet. De l’argent que nous devrons, nous, rembourser pour les années à venir.

Mais, après tout, aujourd’hui, les niveaux de bourses moyens sont ceux que l’on pouvait constater en 1998. Il leur reste donc tout l’argent du monde dont ils disposaient il y a 10 ans.
Mais ceux là ne supportent pas de revenir 10 ans en arrière.
Une famille dont la maison a brûlé et qui ne sera pas indemnisée, un chômeur dont le monde s’écroule pour 15% de rendement par action, un irakien dont la famille est décimée sous les bombes avides de pétrodollars, une africaine dont l’enfant meurt de faim, ceux là peuvent se voir plongés dans la misère pour le restant de leurs jours mais un homme de l’aristocratie financière ne peut envisager de ne pas voir remonter la pente d’un graphique boursier.
Non, l’épreuve serait trop insurmontable comme pour un adolescent à qui on a confisqué sa collection de disques et ses posters.

Nous le savions, nous le vivions ainsi, certains s’en étaient fait une raison : Les barbares nous avaient pris notre argent. Mais ils en ont égarés un peu.

Alors cédons à leur caprice. Repayons-leur le jouet qu’ils ont cassé.
Et qu’ils sèchent leurs larmes de gosses de riches.

Voilà, tout va mieux. Le voilà l’argent que vous n’aviez pas vraiment gagné mais qui vous tient tant à cœur. L’argent des pauvres, ceux que vous avez définitivement ruinés et qui crèveront à Noël, dans la rue, dans le froid, sous les néons clignotants.

6- Ni coupables, ni responsables de rien

D’ailleurs à peine reçu, cet argent retrouvé leur brûle les doigts. Alors comme des drogués compulsifs les voilà à remplir leurs seringues.

Regardons-les, ces cadres dirigeants d’AIG avec leurs « courtiers indépendants » se vautrant dans un palace balnéaire de Californie pour 440 000$ dont 23 000 pour des prestations de massages et autres relaxations biens méritées. Ceux-là avaient reçu, une semaine auparavant, 85 Milliards de $ pour être renfloués et toucheront bientôt 37,5 autres Milliards de mieux.

Voyons aussi ceux-là, de la société Fortis qui viennent de se payer pour 50 personnes, dans le restaurant le plus cher de Monaco, un repas à 150 000€. 3000€ par convive, quel délice !!

D’autres aussi, prêts à se jeter de nouveau dans l’enivrante course au gain par n’importe quel moyen : "Un taux de 5,2% en toute sécurité", titrait la banque néerlandaise ABN Amro, quelques jours après son sauvetage par l'Etat. Le ministre néerlandais des Finances, Wouter Bos, n'a guère apprécié cette publicité, regrettant que la banque, dont le sort était des plus incertains quelques jours auparavant, se livre ainsi à une "concurrence déloyale".

Réjouissons-nous de voir tous ces honorables aristocrates financiers reprendre goût à la vie.
Bien peu leur aura suffit : notre endettement irrépressible pour des siècles et des siècles ; la misère et la mort pour beaucoup.

Nous le savions, nous le vivions ainsi, certains s’en étaient fait une raison : Les barbares nous avaient pris notre argent.
Aujourd’hui, nous le savons, il faudra vivre encore avec et il sera difficile de s’en faire une raison : nous avons DONNER notre argent aux barbares.

Ainsi nous avons absous ces sanguinaires aux mains propres. Ni coupables, ni responsables de rien.

L’assèchement de l’argent disponible pour nos achats quotidiens, le chantage au chômage, la hausse des matières premières, la hausse des impôts, l’asphyxie des plus pauvres, les guerres induites par les pénuries, les catastrophes écologiques, les famines…
La finance n’est responsable de rien.
Elle est au-delà du pouvoir. Elle est, paraît-il, l’air que l’on respire.
Elle est comme Dieu ; rappelez-vous, Celui qui permet tant de malheurs. Et comme pour Lui, il restera toujours suffisamment de croyants pour que cette funeste liturgie perdure.

La finance ne veut rien à voir avec nous.
La finance n’a nullement besoin de se plier aux arbitrages démocratiques.
Sauf à constater que, dans ses antichambres, rôdent nos élus complices.

7- Le compte n’y est pas

La coupe est-elle pleine ? L’avenir nous le dira… bientôt.

On nous dit : Rachat des « créances pourries ». Serons-nous les nouveaux pompiers du World Trade Center, destinés à être engloutis dans les décombres ?
On nous dit : Nationalisation des banques. Mais si c’est pour les gérer de la même façon, l’intérêt est limité.
En matière de contrepartie, le compte n’y est pas.
On nous dit : Interdiction des ventes à termes et des spéculations à la baisse. C’est la moindre des choses. Mais toute promesse n’engage que ceux qui la croient.

Encore un petit effort :
- Cesser de jouer au poker menteur entre les budgets de fonctionnement et les budgets d’investissement.
- Que toute ligne de compte soit consolidée et qu’elle cesse de n’être que du papier.
- Remettre à plat l’évaluation de tous les actifs.
- Pénaliser l’émission de bilans fantaisistes.
- Rendre illégaux les paradis fiscaux.
- Supprimer toutes les niches fiscales quitte à en recréer au gré des nécessités et de façon toujours provisoire.
- Débusquer la rente inique.

La rançon de la transparence, sera juste la rédemption de la valeur travail.

Mais au-delà de toute chose, nationalisée ou pas, apurée, limpide, la seule planche de salut pour une bonne gestion future passera par une juste répartition des richesses de ce monde.
Mais tout cela n’est qu’utopie, une nouvelle religion ridicule, une ineptie d’un autre monde.

Pourtant, sachant que le crime existera toujours, beaucoup « d’énergumènes » s’échinent, à longueur de vie, à le combattre ; sachant que les maladies existeront toujours, beaucoup « d’utopistes » réussissent à en faire reculer certaines.
Alors, si tant de barbares financiers sont parvenus à vivre d’un argent virtuel pendant tant d’années, pourquoi quelques divisions de gens de bonne volonté n’arriveraient pas agencer une plus juste répartition des richesses ?

C’est, hélas, sans compter avec ceux qui rôdent dans les antichambres…

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