La Gaude Démocrate

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dimanche, janvier 31 2010

La contamination radioactive des biens de consommation est devenue légale par arrêté ministériel

Le 5 mai dernier, alors que la psychose grippale submergeait l’actualité, nos responsables décideurs politiques n’en délaissaient pas moins d’autres dossiers aux enjeux bien moins éphémères et bien plus lourds de conséquences morbides.

Même si nous ne le savions pas, une loi de 2002 interdisait toute addition intentionnelle de radionucléides artificiels et naturels et interdisait toute utilisation de matériaux et de déchets provenant d’une activité nucléaire, dans les produits de construction, les biens de consommation et les denrées alimentaires.

Même si nous ne le savions pas, c’était frappé au coin du bon sens.

Art R 1333-2 et 3

Mais il faut croire que le bon sens s’altère plus vite que les demi-vies des produits radioactifs (qui se comptent en milliers d’années).

Et le Journal Officiel du 14 Mai 2009, nous le faisait savoir par un arrêté ministériel pris le 5 mai autorisant l’ajout de substances radioactives dans les biens de consommations et les matériaux de construction par voie dérogatoire.

Jusqu’à cette date, en France, le recyclage des matériaux contaminés ne pouvait se faire que dans des circuits contrôlés. Mais une MENACE persistait.

En effet, les articles R.1333-4 et R.1333-5 du code de la santé publique permettaient aux MINISTRES en charge de la santé, de la consommation et de la construction de définir une procédure de DEROGATION aux interdictions d’augmenter la radioactivité des biens de consommation et des matériaux de construction.

Art R 1333-4 et 5

Il faut croire que nos élus n’auront jamais la force de caractère suffisante pour résister aux pressions des lobbies qui, ce n’est pas possible autrement, les portent à bout de bras.

Les démantèlements des centrales nucléaires se multiplient et ne vont aller qu’en s’amplifiant, les millions de tonnes de déchets s’amassent redoutablement et la contamination radioactive devient de plus en plus difficile à endiguer « légalement ». Il faut des portes de sortie à tous ces industriels du nucléaires qui, les pauvres, n’arrivent plus à dormir.

Leurs milliards de chiffres d’affaires ne sauraient être grevés par les milliards qu’il leur faudrait mobiliser pour résoudre à peu près « proprement » le problème des déchets radioactifs. Ce serait intolérable !

Alors pourquoi pas une petite loi permissive, une petite dérogation pour qu’ils retrouvent le sommeil.

Il ne leur aura donc fallu que 7 ans pour désamorcer le régime d’interdiction et le changer en un régime de dérogations grâce à la publication de l’arrêté du 5 mai 2009.

Pourtant l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) avait émis un AVIS DEFAVORABLE en considérant que ce projet d’arrêté « tendait à banaliser la délivrance des dérogations » et que la gestion des déchets nucléaires ne devait pas recourir à la dilution comme mécanisme d’élimination, en particulier à la dilution dans les produits de consommation.

Mais cet avis n’ayant pas le statut d’avis conforme, il n’avait rien de contraignant et les ministres « compétents » ont pu passer outre et ne s’en sont pas privé.

Les conséquences

Seules 5 catégories de produits ne peuvent bénéficier de dérogations et sont donc protégées de tout ajout de substances radioactives : LES ALIMENTS, LES PRODUITS COSMETIQUES, LES PARURES, LES JOUETS et LES MATERIAUX EN CONTACT AVEC LES ALIMENTS ET LES EAUX.

Pour toutes les autres catégories de produits, les industriels ont désormais la possibilité d’obtenir des dérogations à l’interdiction d’ajouter des substances radioactives.

En conséquence, bientôt les métaux, plastiques, gravats… contaminés issus du démantèlement d’installations nucléaires pourront servir à la fabrication de matériaux (ciments, acier, plomb…) qui seront utilisés pour la construction d’habitats ou de locaux de travail, de moyens de transport (voitures, vélo, bateaux…), d’équipements ou d’objets de la vie quotidienne (meubles, fournitures de bureau, vêtements…). Si les jouets sont exclus des dérogations, la fabrication des équipements destinés aux bébés ou aux enfants… pourra s’effectuer à l’aide de composants radioactifs. Si les matériaux en contact avec les aliments sont exclus des dérogations, tel n’est pas le cas des vêtements et des polaires qui pourront, par exemple, être réalisés à l’aide de plastiques contaminés en provenance de la déconstruction de centrales ou d’usines d’enrichissement...

Il faut par ailleurs souligner que l’interdiction de fabriquer des jouets, des parures et des objets en contact avec les aliments à partir de matériaux contaminés provenant des installations nucléaires ne peut être garantie qu’à la phase initiale, lors du premier recyclage. Pour les recyclages ultérieurs, tout contrôle sera impossible.

Imaginons que du plastique contaminé soit utilisé pour la confection de tables et chaises de jardin (une application qui est éligible aux dérogations). Lorsque ces équipements seront hors d’usage et recyclés, rien ne garantira que le plastique récupéré ne servira pas à la fabrication de jouets, de parures ou d’emballages alimentaires : le code de la santé publique interdit dans ce cas la délivrance de dérogations au régime d’interdiction mais, à ce stade, le plastique contaminé ne proviendra pas d’une installation nucléaire ; il sera déjà dans le domaine public ! Il n’y aura pas de dérogation à demander : l’ajout se fera en dehors de toute autorisation et à l’insu de tout le monde, des consommateurs comme des autorités, puisque la traçabilité ne sera plus assurée. De la même façon, il ne sera plus possible d’empêcher que de l’acier contaminé utilisé dans l’industrie automobile ne serve pas, lorsque les voitures seront mises au rebut, à la fabrication de batteries de cuisine. Et ainsi de suite…

Voyez ! Encore de bonnes nouvelles en perspectives !

Mobilisation Générale !

France Inter, France 2 et Ouest France, LePost.fr , UFC Que Choisir (N°477)… relatent l’info.

Mais pour l’instant, le bras armé, face à ce qu’il faut bien appeler une incurie de plus, est la CRIIRAD, Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité, qui se démène avec toute la compétence qu’elle démontre depuis des années.

Le 10 juillet 2009, elle a adressé au Conseil d’Etat un recours pour excès de pouvoir visant à l’annulation de l’arrêté du 5 mai 2009.

Bien que le Conseil d’Etat ait fixé aux ministres de la santé, de la consommation et de la construction, à partir du 28 août 2009, un délai de 2 mois pour répondre aux arguments développés par la CRIIRAD, au 16 novembre 2009, les ministères étaient restés muets : le Conseil d’Etat n’avait enregistré ni mémoire en réponse, ni demande de délai supplémentaire.

Voici, succinctement, les 6 arguments présentés par la CRIIRAD à l’appui de sa demande d’annulation.

1. L’arrêté du 5 mai 2009 est entaché d’une DOUBLE ILLEGALITE :

- aux termes de l’article 3 de la loi 2006-686, la décision aurait dû être prise sous la forme d’un DECRET en Conseil d’Etat (et non pas d’un simple arrêté)

- aux termes de l’article 1 du décret 2005-850, seuls les MINISTRES en charge de la santé, de la consommation et de la construction étaient habilités à le signer. Or, aucun des ministres n’en est signataire. De simples chefs de service ont signé, en violation des procédures et des garanties prévues par la loi, une décision susceptible d’avoir des impacts considérables sur le plan sanitaire et environnemental.

La procédure étant irrégulière et les signataires incompétents, l’acte doit être annulé.

2. L’arrêté du 5 mai 2009 contrevient aux dispositions de l’article R.1333-5 du code de la santé publique. Cet article stipule qu’il incombe aux 3 ministres concernés de définir les modalités d’INFORMATION DES CONSOMMATEURS sur les biens de consommation et les produits de construction dans lesquels des substances radioactives auront été incorporées. Or, l’arrêté du 5 mai 2009 renvoie cette responsabilité… aux entreprises qui vont solliciter les dérogations au régime d’interdiction ! C’est la société qui va commercialiser le produit à risque qui est chargée d’en informer le consommateur. Le conflit d’intérêt est évident. Cette disposition de l’arrêté du 5 mai 2009 est aussi scandaleuse qu’illégale.

3. L’arrêté du 5 mai 2009 contrevient aux dispositions de la CONVENTION AARHUS du 25 juin 1998, applicable en France depuis 2002, qui garantit que la PARTICIPATION du public aux décisions qui ont une incidence forte sur l’environnement. Aucune des dispositions de l’arrêté du 5 mai 2009 ne permet aux consommateurs qui vont supporter le risque sanitaire lié aux dérogations d’intervenir dans le processus de décision.

4. L’arrêté du 5 mai 2009 constitue une remise en cause du régime d’interdiction défini par les articles R.1333-2 et R.1333-3 du code de la santé publique. Ces articles stipulent que l’interdiction d’ajouter des substances radioactives aux biens de consommation et aux produits de construction ou d’utiliser des déchets et matériaux contaminés pour leur fabrication doit rester la règle. Dans cette logique, la procédure de dérogation aurait dû être très restrictive. Au lieu de quoi, l’arrêté se borne à énumérer les 3 principes qui président à l’autorisation de n’importe quelle activité nucléaire : que l’activité soit justifiée, que la protection soit optimisée et que les doses cumulées ne dépassent pas les limites. Or, concernant les biens de consommation et de construction, compte tenu des risques et de l’impossibilité des contrôles, le code de la santé publique avait décidé que ce régime d’autorisation ne s’appliquerait pas et que l’interdiction prévaudrait. La délivrance des dérogations à cette interdiction aurait dû être subordonnée à des critères très contraignants, voire draconiens, et non pas renvoyer au régime général que les interdictions ont abrogé.

5. L’arrêté du 5 mai 2009 ne permet pas de garantir le respect de la LIMITE DE DOSE prévue à l’article L.1333-1 du code de santé publique et définie à l’article R.1333-8. Il ne fixe, en effet, aucun paramètre contrôlable permettant de limiter le surcroît d’exposition que vont générer les dérogations à l’interdiction et de s’assurer que ce surcroît de dose, ajouté aux doses déjà reçues par la population, ne conduit pas certaines personnes à dépasser la limite de dose définie à l’article R.1333-8 du code de la santé publique.

6. L’arrêté du 5 mai 2009 contrevient aux dispositions de la loi 2006-739 du 28 juin 2006 qui exclut la DILUTION DES DECHETS RADIOACTIFS comme solution d’élimination, imposant au contraire leur conditionnement et leur stockage dans des installations spécialement aménagées. Si le mécanisme de la dilution est interdit en général, il doit l’être en particulier et a fortiori dans les biens de consommation et les produits de construction.

De plus, sans attendre l’issue de la procédure contentieuse (qui pourrait durer des années), le 6 novembre 2009, la CRIIRAD a adressé une LETTRE OUVERTE aux 3 ministres compétents : Mme BACHELOT, ministre en charge de la santé, Mme LAGARDE, ministre en charge de la consommation et M. BORLOO, ministre en charge de la construction, leur demandant d’abroger l’arrêté du 5 mai 2009.

A ce jour, aucune réponse des « Résidents » de la République. Nous en sommes là.

Mais ces 3 là, et tous leurs acolytes complices, croient-ils qu’eux-mêmes, leur famille et leurs enfants pourront se tenir indéfiniment à l’écart de cette contamination massive à doses discrètes qu’ils organisent sous couvert de « légalité » ? Croient-ils que les grandes portes blindées de leurs Palais Gouvernementaux les protégeront longtemps des radiations extérieures ? Croient-ils que le crépitement menaçant s’atténue sous les ors de leur ministère ?

Apparemment Mme Bachelot, sous ses airs de fausse dilettante, ne s’alarme pas avec le même souci de la santé publique pour nous protéger de cette contamination diffuse mais certaine que pour nous protéger de ce virus hypothétique et en définitive quasi inoffensif qui a tant fait pour la fortune des labos pharmaceutiques.

Mme Lagarde, au pays de Candy (dixit Anne Roumanoff), ne voit vraiment pas en quoi une épidémie de cancers peut être néfaste au développement économique de la France.

Mr Borloo, le Grenelliste en chef, pensera certainement que la radioactivité est un phénomène naturel qu’il serait bon d’exploiter dans sa florissante économie verte.

Le scandale de l’amiante, du sang contaminé, du nuage de Tchernobyl qui s’arrête à nos frontières, l’hormone de croissance, le prion de la vache folle, les phtalates et le bisphénol dans les biberons et autres récipients plastiques, les engrais nitrates… Décidemment, ils n’apprendront jamais rien. Seuls la raison d’état et les lobbyings à coup de millions d’euros n’ont de crédit (sonnants et trébuchants ?) à leurs yeux.

Pour réagir, la CRIIRAD nous donne, sur son site, ses instructions pour faire bouger ces monuments d’inertie et de mauvaise foi. Nous ne pouvons que les suivre. Rendez-vous chez eux.

dimanche, octobre 11 2009

La Peste A H1N1, Roselyne Bachelot qui nous sauvera tous et la Realpolitik pharmacienne

La Peste H1N1

La France peut être fière de figurer dans le top 5 mondial du nombre de vaccins par habitants contre la grippe A H1N1 : 10% de la commande mondiale de vaccins ! Soit 94 millions de doses - sans compter les 30 millions de doses en commande optionnelle sur 2010.
La France peut être fière d’avoir budgété plus d’1,5 milliard d’€ (plus de 10% du trou de la Sécu) pour faire face à ce réel fléau (dont 280 millions d’€ d’abondement de nos mutuelles qui ne manqueront pas de nous le rappeler).

Quand la Grippe saisonnière tue en France quelques 4 000 personnes / an, et 450 000 pers. / an dans le monde, le fléau H1N1, qui a mobilisé l’intelligentsia pharmaceutique mondiale, qui s’est vu opposé toutes les mesures prophylactiques que l’on sait, et qui a déjà fait le tour de la planète depuis le mois d’Avril 2009, n’a tué à peine (et c’est dramatique pour elles et leur famille) que 3 500 personnes à travers le monde.
Ainsi des milliards de $ ont de nouveau alimenté les « comptes d’apothicaires » grâce au « consentement éclairé » des terrorisés du monde entier.

Quand il est si difficile de s’élever contre les dictatures et les fanatismes, de nous rassembler pour la protection de l’enfance, d’emmener les peuples de la terre vers la paix, de se mobiliser contre les famines, de s’unir contre le réchauffement climatique, nous pouvons être fiers de nous, les timorés de la terre : dans un élan sans précédent, nous avons encore eu la faculté hors norme de fournir à nos grands faiseurs de vaccins et autres anti-viraux, quelques milliards de plus pour nous éviter une petite fièvre assortie de quelques courbatures.

Nous pouvons être fiers de nos politiques si démocratiquement choisis, et de nos médias auxquels nous faisons tant confiance. La peur semble être le dernier programme politique qui remportera les ultimes élections.

La peur… tout un programme : La Peste H1N1

En mai dernier, le Dr Antoine Flahaut, épidémiologiste et Directeur de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique (EHESP) à Rennes, avançait le chiffre de 30.000 morts possible en France. Attendons, l’hiver lui donnera peut-être raison
Mais les décisions (et les actions de communication qui vont avec) furent prises alors que la mortalité au Mexique commençait à régresser et que la faible virulence de cette Grippe était déjà constatée par les soignants.

Pourtant on nous a annoncé des wagons de morts, des défilés de cercueils, des économies paralysées, des matches de foot à huis clos, les pèlerinages à La Mecque annulés, des plans de continuité d’activité draconiens, des pénuries de tout, 30 à 40% d’absentéisme dans les entreprises, des mises en quarantaine d'office, et même des poignées de porte anticontamination,… La grande peste était de retour.

La peur. Tout un programme, car s’en est un.
Funeste théorie du complot ! S’offusqueront quelques brebis bien pensantes.
C’est bien plus simple que cela ; bien plus petit hélas : la banale théorie de l’appât du Gain.

Souvenons nous de l’épisode Grippe aviaire – 2005-2006.



Gilead Sciences Inc. avait vendu la patente du Tamiflu aux laboratoires Roche (Suisse) en 1996. Dès l’apparition de la Grippe aviaire, l’administration américaine proclamait le Tamiflu comme étant le meilleur (le seul !) remède contre la pandémie à venir.
De quelques centaines de millions de $ en 2004, les ventes de Tamiflu dépassent en 2005, le milliard de $.
Toutes les administrations sanitaires de la planète se dotent des précieuses petites boîtes en milliers d’exemplaires. Les dépôts en regorgent !
La pandémie n’eu jamais lieu… 150 morts environ entre 2003 et 2006 de par le monde. (Institut de Veille Sanitaire - Cliquer sur le lien « H5N1 - Situation épidémiologique internationale » et choisir « le point au 4 Oct 2006 »)
Une dernière précision : l’ancien secrétaire à la Défense US, Donald Rumsfeld avait été président de la Société américaine Gilead Sciences Inc. et en était resté un des principaux actionnaires.

Sur le Wikipedia US :

In November 2005, George W. Bush urged Congress to pass $7.1 billion in emergency funding to prepare for the possible bird flu pandemic, of which one billion is solely dedicated to the purchase, and distribution of Tamiflu.”

1 milliard de $ pour le Tamiflu ; 6 milliards pour le reste des prestataires US... Alors qu’aucun cas mortel, ni aucun cas d’infection, ni même aucun cas avéré sur un volatile n’a jamais été constaté aux Etats-Unis !
Où est parti cet argent ?... Un tout petit conflit d’intérêt… comme il y en a tant.

Des histoires comme ça, il y en a plein les fosses à scandales si sales et nauséabondes qu’aucune justice ne s’y est jamais aventurée.

Conflit d’intérêt. Une bien jolie expression pour habiller de si noirs instincts. Un assassin tue, un voleur vole. Mais ceux-là prennent le risque de se faire prendre. Par contre un coupable de collusion dans un conflit d’intérêt ne risque en général qu’une méchante, très méchante remontrance.

Revenons à la Grippe A H1N1. Revenons à aujourd’hui.

La grande pandémie du siècle, à l’heure où ce papier est écrit, n’a toujours pas eu lieu.
Et les dépôts sont pleins à craquer de Tamiflu, d’Inflenza et, cette fois-ci, de vaccins fabriqués à grands frais, au risque d’hypothéquer la fabrication du vaccin de la Grippe dite saisonnière (la gentille qui tue chaque année, rien qu’en France, 4000 personnes…). Des vaccins qui, aux dires de certains, seraient dangereux tant ils ont été bâclés et dopés aux adjuvants douteux.
La grande pandémie du siècle n’a toujours pas eu lieu et pourtant les milliards sont de nouveaux passés dans la poche des apothicaires.
Voilà l’impôt de la peur est versé ; On pourrait désormais oublier la Grippe A H1N1. Et à chacun de remiser ses masques au garage ou à la cave pour ses travaux de bricolage du printemps prochain.

Mais non. L’affaire est allée trop loin. Pour certains, il va falloir assumer jusqu’au bout ; la dépense publique est trop importante. L’erreur, encore moins l’incompétence, ne pourraient leur être imputées ! Alors la campagne de vaccination va commencer.

La vaccination à tout prix !

Nous avons tous entendu parler des effets secondaires, lourds de conséquences, de ce nouveau vaccin. Nos plus rassurants communicants experts confirment eux-mêmes l’innovation de nos industriels du vaccin en matière d’adjuvants hyper efficaces, capables de décupler l’effet vaccinant… adjuvants à base de métaux lourds dont le squalène – du mercure. Nous savons tous que cet encapsulage révolutionnaire n’a pas bénéficié du temps nécessaire pour être validé par des tests en bonne et due forme.
Et nous sommes nombreux à savoir que dès le mois de Juillet dernier, la secrétaire d’Etat U.S. à la santé, Kathleen Sebelius, a signé un décret conférant une totale immunité aux fabricants de vaccins contre la grippe H1N1, pas en cas de contamination de leur auguste personne… mais en cas de poursuites judiciaires.
La France est d’ailleurs largement en avance sur les US en la matière puisqu’une loi prend les mêmes dispositions depuis Février 2007 : Article L3110-3 CSP Modifié par Loi n°2007-248 du 26 février 2007 – art. 1 JORF 27 février 2007.

Rien que du très rassurant.
Entre la peur d’une terrible Grippe meurtrière et la peur du méchant Vaccin, chacun voudrait choisir son camp. Fausse Grippe et méchant Vaccin / Vraie Grippe et gentil Vaccin ? Mais au bout du compte, combien de morts ?

Là aussi, aucun problème ! Plutôt… aucune réponse.
Puisque dès le début de l’été, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), dans une note d’information, postée sur son site web, a indiqué qu’il n’était plus nécessaire de recenser les cas de H1N1.
Rappelons que parmi ses missions prioritaires - de celles qui justifient sa propre existence - l’OMS est chargée de surveiller les foyers de pandémies, a fortiori de « pandémies mondiales » (sic).
Le Dr Michael T. Osterholm, Directeur du « Centre de Recherche sur les maladies infectieuses de l’Université du Minnesota », déclare : « de mauvaises mesures sont pires que pas de mesures du tout ». Super scientifique !!!
Qui est atteint du H1N1 et qui ne l’est pas ? Personne ne le saura jamais.
Qui meurt de quoi ? A quel rythme ? Comment ? Les « politiques » de l’OMS s’en foutent. Tandis que les « scientifiques » de l’OMS semblent encore s’atteler à leur tâche.
Pour l’heure, la seule préoccupation de nos Diafoirus de l’OMS et gouvernementaux, c’est la vaccination.

Résumons. Nous avons une grippe plutôt contagieuse, qui tue, pour l’instant, 100 fois moins qu’une grippe normale, dont on ne décompte plus vraiment les cas (on ne fait plus les tests), prête à être repoussée par des montagnes de boîtes d’antiviraux, et destinée à être terrassée par une armada de seringues chargées d’un vaccin peu ou non testé, mais hyper efficace !!!(?)

La question n’est plus « Combien de morts ? » mais « Combien ? » tout court.

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Roselyne Bachelot qui nous sauvera tous

D’autres s’occuperont de regarder le CV de Kathleen Sebelius, Secrétaire d’Etat U.S. à la Santé. Ou le CV du Dr Margaret Chan, DG de l’OMS.
Notons que le Congrès US, suite aux rapports du Secrétariat d’Etat U.S. à la Santé, a voté un budget d’urgence de 7 milliards de $ pour faire face au fléau grippal, tandis que le Dr Margaret Chan a menacé d’activer le Programme d’Urgence (les quasi pleins pouvoirs donnés à l’OMS sur un pays) dans certains pays alors que le nombre de morts n’y dépassait pas quelques dizaines. Sans doute ces pays là ne débloquaient-ils pas assez d’argent en faveur des industries pharmaceutiques… Simple hypothèse.

En France, par contre nous avons un exemple de zèle parfait. Sans doute le meilleur élève de la classe. Son héros, plutôt son héroïne : Roselyne Bachelot.

La France est donc dans le top 5 mondial du nombre de vaccins contre la grippe A H1N1 par habitants. Un record acquis de haute lutte grâce à l’argent du contribuable français, à concurrence d’1,5 milliard d’€.
Mais le principe de précaution est-il le seul moteur de cette brillante performance ?

Intéressons nous au CV de Roselyne Bachelot.
Celui-là a toujours été largement renseigné sur ses nombreux mandats politiques et ses non moins nombreuses fonctions dans les organes du RPR, de l’UMP et dans les strates de l’état.
On voit que ses débuts se déroulèrent sur les terres du Maine et Loire et dans la Ville d’Angers. Mais avant ?
D’après le site Pharmacritique, jusqu’à l’année dernière, rien n’apparaissait nulle part sur sa carrière extra politique. Pendant 10 ans, Roselyne Bachelot a instauré une sorte de blackout sur son passé professionnel.
Toujours est-il que ce blackout a vécu et l’on apprend désormais que Madame le Ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative est Docteur en pharmacie. Jusque là on peut se féliciter que ce poste sensible soit occupé par une personne de l’art. En même temps, on peut se demander pourquoi cela a été occulté et que personne, ni même la principale intéressée, n’en fait jamais état.

En allant sur le site du gouvernement, on se dit que le site Pharmacritique s’est réjouit un peu rapidement de la transparence retrouvée de notre Ministre : Alors que la rubrique « carrière » des fiches de ses collègues est correctement documentée, notre Roselyne s’obstine, dans une modestie bien étrange, à ne pas mentionner ses 12 ans et plus passés au service de l’industrie pharmaceutique.

Car après son Doctorat, Mme Bachelot fut visiteuse médicale (pour que son mari termine son diplôme de pharmacie) puis se retrouve Déléguée à l'information médicale du groupe ICI Pharma (1969-76) puis Chargée des relations publiques de Soguipharm (1984-89).
Soguipharm était une unité de fabrication de médicaments génériques basée à Conakry (Guinée) fondée en 1985 par Mr et Mme Bachelot et revendue à la suite de leur divorce.
Et ICI (Imperial Chemical Industries) Pharma est devenu depuis le labo Astra Zeneca (l’un des 6 labos lancés dans la production du vaccin contre la Grippe H1N1).

Les contrats signés par l’état français pour l’achat massif de vaccins contre la Grippe A H1N1 ne font apparaître, à ce jour, aucun lien privilégié avec Astra Zeneca. Les autorités sanitaires françaises ont commandé ferme 50 millions de doses à GlaxoSmithKline, et 16 millions de doses à Novartis, les deux laboratoires qui ont obtenu la recommandation européenne. Les autres laboratoires à qui la France a passé commande – Sanofi-Pasteur, pour 28 millions de doses, et Baxter, pour 50.000 doses – n’ont pas encore reçu l’aval des autorités européennes.
Actuellement, la seule information relatant une position favorable pour Astra Zeneca concerne les Etats-Unis où leur vaccin est le 1er à être utilisé dans la campagne de vaccination US qui vient de commencer.

Laissons là Roselyne et ses petits secrets. Mais elle a plein d’amis…

Le Canard enchaîné de la semaine dernière (02/10/09) nous révèle que le « Comité de Lutte contre la Grippe » compte parmi ses membres des professionnels de santé ayant des liens d’intérêt avec les grands laboratoires pharmaceutiques.

« Celui-ci placé sous la tutelle de Roselyne Bachelot compte parmi ses experts :
Fabrice Carrat, épidémiologiste et membre du conseil scientifique de Roche, fabricant du Tamiflu, Jean-Luc Bensoussan, généraliste, membre des GROG, “groupes régionaux d’observation de la grippe A” et conseiller de Roche sur la grippe.
Daniel Floret, pédiatre-réanimateur et Président du Comité Technique de Vaccination affichait en Janvier 2009 plus d’une quinzaine de collaborations dans l’industrie pharmaceutique, Jean Beytout, infectiologue en aligne une dizaine.
Hors de ce Comité, d’autres sommités du monde sanitaire français entretiennent des relations croisées avec l’industrie pharmaceutique :
Le Dr Catherine Olivier Weil, représentante de la France à l’Agence européenne du médicament, travaille aussi pour Roche depuis 2006, et conseille Merck Sharp and Dohme, GlaxoSmithKline, Wyet et Baxter, tous fabricants de vaccins,
Et Mme Flahaut, directrice du LEEM (Syndicat des industries pharmaceutiques) qui siège également à la commission de mise sur le marché et qui validera les autorisations pour les vaccins à venir est mariée avec Antoine Flahaut, qui a travaillé entre autres pour Sanofi-Pasteur et Sanofi-Aventis. »

Voilà ce que nous apprend le Canard Enchaîné.

D’aucun pourra penser qu’il vaut mieux avoir des experts dans la pleine possession de leurs compétences que des experts ignorants, pas même capables de monnayer leur savoir en dehors de leurs comités bureaucratiques. Dont acte. Mais tout cela laisse rêveur sur les motivations des uns et des autres.

Un autre épisode laisse rêveur. Souvenons nous de ce contrat mirifique que Sanofi-Aventis, sous l’égide de notre cher Président, a signé lors du voyage mexicain en Mars dernier.

« Mexico, Mexique, le 9 mars 2009 - Sanofi-aventis annonce aujourd’hui la signature d’un contrat avec les autorités mexicaines, pour la construction d’une usine de production de vaccin contre la grippe, représentant un investissement de 100 millions d’euros.
L’annonce a été faite au cours d’une cérémonie en présence de MM. Felipe Calderon, Président du Mexique et Nicolas Sarkozy, Président de la République Française, en visite officielle au Mexique. »

Là non plus on ne parlera pas de conflit d’intérêt, ni même de délit d’initiés.

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La Grippe H1N1 est passée par ici, la psychose passera par là et les Bigs Pharma ramassent la mise.

Extrait d’une chronique du Pr Pierre Cornillet intitulée « La grippe porcine A H1N1, une pandémie de la bêtise ou une manipulation de l’opinion ? »

« …/… Des voix de plus en plus autorisées émettent de sérieux doutes sur cette fameuse pandémie qui doit tous nous atteindre. Le Pr Debré, urologue de renom et homme politique engagé à l’UMP de Paris, se permet de parler de “grippette”. Roselyne Bachelot n’a pas eu de mots assez durs pour se moquer de cet homme sans compétence ! Le Pr Gentilini, parasitologue, épidémiologiste, ancien directeur de la Croix-Rouge française émet les plus grandes réserves sur les caractéristiques de la grippe en cause, un silence gêné lui répond, et ainsi de suite. On s’aperçoit qu’au Mexique, pays d’origine de cette fameuse pandémie, seuls 12 % à 13 % des cas de grippe décelés, relevaient de la grippe A, les autres étant dus à une grippe saisonnière. Et tout à l’avenant. Autre fait remarquable qui ramène cet épisode à sa juste valeur : il y a déjà bien eu en métropole quelques cas authentifiés de grippe A, mais ceci n’a déclenché aucun épisode à caractère épidémique, autorisant bien des réserves sur la contagiosité cataclysmique annoncée. …/… les grippes saisonnières auxquelles nous sommes périodiquement confrontés provoquent plusieurs milliers de décès par an en France sans qu’on se panique et, là, deux ou trois décès sont montés en épingle pour dénoncer la dangerosité de la grippe. Restons sérieux, à qui profite l’affaire ? …/… »

Aux détracteurs qui objecteront qu’il vaut mieux prévoir le pire au lieu de prendre de plein fouet un fléau annoncé comme probable, nous pourrons répondre que rien n’empêchait les responsables de l’OMS, les gouvernements et, à leur suite, les industriels en pharmacie de préparer à « bas bruit » les lignes de défense que leurs pronostics les amenaient à prévoir. Rien ne les obligeait à semer la panique dans les esprits en faisant monter en puissance la menace sanitaire, à coup de communiqués soi-disant rassurants, et, au bout du compte, anxiogènes. Une façon de forcer la main aux politiques soucieux de leurs patients… Non, électeurs ?
Rien, à part les bénéfices démentiels qu’ils pouvaient espérer d’une telle psychose.

Selon J. P. Morgan, les ventes de Tamiflu et de Relenza permettront à Roche et Glaxo, de réaliser un chiffre d'affaires de 1,8 milliards de dollars dans les pays riches et plus de 1,2 milliard de dollars dans les pays en voie de développement. Ces chiffres rien que pour les anti viraux. Au total, entre médicaments et vaccins, le risque d'une pandémie s'élève à environ 10 milliards de dollars.

Depuis le début des années 2000, les grandes manœuvres sont incessantes dans le milieu des Big Pharma :
Baxter acquiert Immuno International AG (1997), Baxter acquiert North American Vaccine (2000 - 380 millions de $), Novartis a acheté Chiron (fin 2005 – 5,1 milliards de $), Sanofi-Synthélabo acquiert Aventis (Août 2004 - 55 milliards d'€), Astra Zeneca rachète Medimmune (Avr 2007 – 13 milliards de $), Glaxo se paye ID Biomedical (Sept 2005 - 1,7 milliard de $), Sanofi Pasteur met main basse sur Acambis (Sept 2008 - 350 millions d'€) et Pfizer sur Wyeth (jan 2009 – fusion de 68 milliards de $), etc...
Tous ces rachats ou fusions sont motivés, sans exception, par la volonté de chaque Big Pharma d’améliorer son positionnement sur le marché des vaccins.

On comprend que devant de telles marées de $, il soit impératif pour ces industriels que leurs stratégies soient rentables.
Face au phénomène de perte de droits sur leurs brevets, à l’usage croissant des médicaments génériques, à l’affaiblissement des ressources d’argent mutualisé (Sécurité sociale, mutuelles), à l’assèchement de l’innovation thérapeutique et/ou à l’accroissement des coûts de nouveaux médicaments innovants, au succès des médecines douces et des actes d’auto médication… les « Bigs Pharma » doivent adopter des stratégies de plus en plus discutables.

Des petits commentaires de ce genre témoignent de ces problèmes :

« Même si les dépenses de santé progressent à un rythme supérieur à 8%, l'exceptionnelle rentabilité de l'industrie pharmaceutique ne pourra durer indéfiniment : les déficits des budgets de la Sécurité Sociale ont atteint des limites, et la protection des profits par les brevets est limitée à une dizaine d'années par l'essor des médicaments génériques. La recherche coûte de plus en plus cher, avec des délais de plus en plus longs, et des résultats de plus en plus aléatoires d'où l'intérêt d'acheter une entreprise ayant de nouveaux médicaments. »

Outre les économies d’échelles induites par ces fusions-acquisitions (fermetures d’unités de production, licenciements en masse…), qui permettent de maintenir leur chiffre d’affaire à flot, on voit régulièrement que la santé des populations n’est pas toujours la préoccupation principale de ces firmes.

En exemple, un article des Echos sur la logique financière de la Grippe A au titre sans nuance :

« Le vaccin anti-H1N1 va doper le chiffre d'affaires de Sanofi »
Sanofi-Aventis s'attend à ce que son vaccin contre le virus de la grippe A/H1N1 dope son chiffre d'affaires en 2009 et 2010, a déclaré le directeur général du laboratoire français dans une interview à Reuters.
"Ce sera une opportunité significative en termes de revenus, à la fois cette année et l'an prochain", a indiqué Chris Viehbacher. "C'est un joli coup de fouet à court terme pour le chiffre d'affaires et le cash flow."

En pleine Grippe A H1N1, la realpolitik pharmacienne nous offre une de ses belles passes d’arme.

Tandis qu’un nombre non négligeable de médecins déclarent ne pas envisager une seconde de se faire vacciner avec un produit non testé, ils sont tout aussi nombreux à déclarer que les cas mortels de Grippe sont provoqués quasi exclusivement par des complications pneumologiques. En substance : « On ne meurt pas de la Grippe, on meurt de ses complications ».
Ainsi dès le 13 Juillet, le Ministère de la Santé, via la Direction Générale de la Santé, faisait parvenir aux Directeurs d’Etablissements de Santé et d’Etablissements Médico-Sociaux une note dont l’objet est : « vaccination anti-pneumococcique des adultes ciblés par les recommandations actuelles en prévention des surinfections pneumococciques de la grippe »
On retrouve une note équivalente du Comité Technique de Vaccination relayée par la Société de Pathologie Infectieuse (SPILF), la SFLS (Société Française de Lutte contre le SIDA) et le CNGE (Collège national des Généralistes Enseignants).
Mais que croyez vous qu’il advint de ces belles recommandations quand il s’agit d’en donner connaissance au grand public ? Pas grand-chose.
Le Pneumo 23 est un bon vieux vaccin, sans adjuvant, et peu rentable. Il n’y a guère que sur Internet que l’on en entendit parler. Aucune campagne d’envergure ne fut lancée pour amplifier sa production.

Las, le 6 Juillet, le CNGE conclut un de ses communiqués au sujet du Pneumo 23 par :

« L’application de ces recommandations en pleine pandémie pourrait se heurter à des difficultés logistiques soulignant l’intérêt de renforcer dès maintenant cette vaccination. »

Bien anticipé. Le Pneumo 23 est en rupture de stock depuis début Septembre.
Bien joué aussi. Les Bigs Pharma ont le champ libre pour vendre leur super vaccin.
No comment sur l’assentiment complice de nos décideurs en chef. On aurait voulu organiser cette pénurie qu’on ne s’y serait pas pris autrement.

Dormez braves gens, tout cela est bien huilé.
Dormez braves gens, nous mourrons tous… Peut-être pas cette fois-ci, mais à n’en pas douter appauvris, et dupés… encore une fois.

Note : dernières nouvelles du front - Semaine 40/2009

« Pandemic (H1N1) 2009 - update 69 / Weekly update (Virological surveillance data)

9 October 2009 -- The Global Influenza Surveillance Network (GISN) continues monitoring the global circulation of influenza viruses in particular those infecting or with the potential of infecting humans including seasonal influenza.

Since the beginning of the pandemic on 19 April 2009 to September 26th, a total of 80 countries reported to FluNet. The total number of specimens reportedly positive for influenza viruses by NIC laboratories was 134,627. Of these, 82,215 (61.1%) were pandemic H1N1, 6694 (5%) were seasonal A (H1), 18,923 (14.1%) were A (H3), 22,533 (16.7%) were A (not subtyped) and 4262 (3.2%) were influenza B.

For this reporting week (20 Sept to 26 Sept 2009) ; a total of 27 countries reported to FluNet. The total number of specimens reportedly positive for influenza viruses by NIC laboratories was 9457. Of these, 6912 (73.1%) were pandemic H1N1, 127 (1.3%) were seasonal A (H1), 701 (7.4%) were A (H3), 1621 (17.1%) were A (not subtyped), 96 (1%) were influenza B.

All pandemic H1N1 2009 influenza viruses analysed to date have been antigenically and genetically similar to A/California/7/2009-like pandemic H1N1 2009 virus.”

Mais des petits astérisques précisent le caractère approximatif de ces chiffres. Quant aux quelques 300 000 cas avérés relevés dans ce rapport, on peut s’autoriser à ajouter tous les autres cas « non déclarés ». Ainsi le 1% de mortalité affiché (escomptons que les cas mortels soient quasi exhaustivement rapportés) devra être révisé à la baisse.

Et un dernier commentaire : 80 pays ont participé à la statistique globale depuis le début (Avril 2009) mais aujourd’hui il n’en reste plus que 27 pour présenter leur rapport. Etrange pour une « Pandémie Mondiale de Tout l’Univers » !!?

Utile : Un monitoring graphique de l’évolution de la Grippe dans le monde, pays par pays et même région par région.