« Samedi 24 Oct 2009, le président américain Barack Obama a signé une déclaration d'état d'urgence nationale, pour faire face à la pandémie de grippe H1N1. Cette décision intervient alors que la grippe A a causé aux Etats-Unis plus de 1 000 décès et 20 000 hospitalisations depuis le début de l'épidémie en avril dernier. »
Voilà ce qu’on a pu lire et entendre dans nos médias ces derniers jours.

Diffusée toute crue, agrémentée de ces chiffres tout aussi ronds que morbides, cette nouvelle ne peut être reçue que de façon alarmante.
Et certains journalistes ne se privent pas d’en renforcer le caractère anxiogène :
« La grippe A/H1N1 est plus répandue que jamais aux Etats-Unis, où elle a causé la mort de plus de 1.000 personnes dont près de 100 enfants. Elle a nécessité au moins 20.000 hospitalisations depuis son apparition au printemps. » (FranceInfo.fr)

Certes les mêmes prennent parfois la précaution de préciser le contexte motivant cette décision :
« Elle renforce les capacités des centres médicaux à gérer l'afflux de patients atteints par le virus, en leur permettant de mettre en place des opérations d'urgence sans se conformer à certaines exigences fédérales. » (Lepoint.fr)

Mais puisque les chiffres semblent être la clé de tout dans la gestion de cette affaire de pandémie, regardons les de plus près.

Prenons comme base, une statistique qui nous est désormais familière : La grippe saisonnière tue environ entre 3 000 et 5 000 personnes chaque hiver en France.
Rapportons ce chiffre aux Etats-Unis. 300 Millions d’américains ; c'est-à-dire 5 fois plus que la population française.
Considérons la période : Avril à Octobre ; C'est-à-dire 2 saisons.
Posons l’opération (toujours morbide) :
4 000 morts (moyenne de mortalité en France) x 5 (population) x 2 (période) = 40 000 morts.
En concédant que le printemps et l’été ne sont pas propices à « l’épanouissement » du virus et qu’il conviendrait d’en tenir compte, on arriverait plutôt à un chiffre plus près de 25 000 morts potentiels.

Tout béotien en pandémie, mais vigilant en matière de décompte morbide, conclurait que la Grippe A H1N1 semble être 25 fois moins virulente qu’une grippe saisonnière H5N1.

Et pourtant Obama et son administration vient de sortir la botte décisive permettant une vaccination de masse.

D’où que l’on prenne le problème, cette affaire de pandémie et les décisions qui l’entourent ne répondent à aucune logique.
Une question parmi tant d’autres : l'épidémie est passée dans l'hémisphère sud (ce fut l’hiver là-bas durant notre été) et on n'y a pas entendu parler d'hécatombe… ?

Pour trouver la logique ? : Retour au billet précédent.