La Gaude Démocrate

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Le Blog

Tribune Citoyenne de La Gaude

mardi, février 21 2012

Faut-il avoir peur de sortir de l'€uro ?

Parce que la démocratie dans laquelle nous vivons est quotidiennement mise à mal par nos "élites", il est du devoir d'un blogueur d'ouvrir grand les fenêtres sur ce qui nous est tu, et qui pourtant devrait être au moins débattu et, pour le coup, exposé en détail et dans la longueur.

Par exemple, il est littéralement inique de ne jamais entendre un mot sur la sortie de l'€uro. Bien sûr, on évoque parfois, ici ou là dans les médias, cette option mais sans jamais lui ouvrir une tribune où elle serait complétement développée.

Pourtant nombre de personnalités - qui ne sont pas toutes des hurluberlues - font œuvre de pédagogie à force de démonstrations documentées, partout sur le web. L'ostracisme dont elles sont victimes confine, sinon au fascisme, à l'intolérance crasse des tenants de la pensée unique.

Avez-vous jamais entendu parlé du taux de croissance dit "asiatique" de la Suède, pays qui, en 2003, a refusé l'€uro ? Avez-vous jamais entendu parlé du relèvement de la note de l'Islande, pays qui a refusé par référendum de rembourser sa dette aux banques anglaises et hollandaises ? Du Danemark qui se porte à ravir malgré son refus d'adhérer à la constitution européenne ? Ne vous êtes-vous jamais interrogé sur la façon dont 80% des pays du monde s'en sortent malgré le fait qu'ils n'adhèrent à aucune monnaie commune ? Avez-vous oublié que pouvoir faire fluctuer sa monnaie est l'arme la plus efficace contre les coups de boutoirs des crises économiques ?

Partout on vous dit qu'il n'est plus tolérable que les banques et la finance spéculative dirigent nos politiques. Partout on s'alarme de la destruction de nos services publics et de notre protection sociale. Partout on se questionne sur la soumission de nos banques centrales à des règles instaurées sous l'impulsion des banquiers qui leur interdisent de financer directement les états. Partout on vous confirme que le taux usuraire des banques privées nous mène à la catastrophe.

La Grèce est le bubon qui pousse à la face de l'Europe. Et partout il est craint que cela soit contagieux. Pourtant tout le monde s'enferre dans la même direction. Pourtant à entendre nos politiques, nos économistes et nos journalistes rien ne doit changer. Leur solution ? Écoper pour que le navire reste à flot.

N'est-il pas temps d'écouter d'autres propositions ? Et même si elles ne vous agréent pas naturellement, n'est-il pas temps de les laisser s'exprimer ? Je vous invite instamment à prendre le temps de visionner les documents qui suivent. Décomptez-le du temps que les médias accordent hégémoniquement à l'€uro, seule planche de salut, sans lequel la catastrophe serait bien pire encore, etc...

Prenez ce temps. Il en va de l'édification de votre conscience de citoyen, il en va de l'ouverture d'esprit que les orateurs autorisés, par leur européisme monomaniaque, vous dénient. Rappelez-vous qu'il n'y a pire obscurantisme que celui qui s'exerce sur ceux qui ont la paresse de s'y assoupir.

Au pire, en ouvrant les fenêtres qui suivent, vous serez confortés dans vos positions... mais en connaissance de cause.

Voici une conférence de Mr Asselineau qui édifiera votre jugement sur une question basique qui, contre tout bon sens, ne nous a jamais été clairement posée : L'€uro est-il à la hauteur de ses promesses ?

Que l'on réponde par oui ou par non à cette question, il est grand temps pour chacun d'entre nous d'investir le champ de ce questionnement. Cette conférence peut être le point d'entrée de votre investigation.

Faut-il avoir peur de sortir de l'€uro ? (1/4) par UPR-TV



Faut-il avoir peur de sortir de l'€uro ? (2/4) par UPR-TV



Faut-il avoir peur de sortir de l'€uro ? (3/4) par UPR-TV



Faut-il avoir peur de sortir de l'€uro ? (4/4) par UPR-TV

samedi, janvier 28 2012

Le choix du pauvre

Vous avez dû vous rendre compte que j'ai récemment modifié l'aspect de mon blog.
Je voudrais profiter de ce début de campagne présidentielle pour préciser mes positions avec la légitime ambition de les éprouver au grand jour.
S'exprimer, c'est regarder en soi-même et risquer au mieux le partage, au pire la critique contradictoire.

Ces jours-ci, c'est au tour de Hollande d'exposer ses thèses. Viendront celles de Sarkozy après que l'on a écouté celles de Bayrou, Mélenchon, Dupont-Aignan et M. Le Pen.



A la suite de ces années de gabegie du monde de la finance, je me suis rendu à l'évidence que l'ordre mondial dans lequel les ultralibéraux nous ont entraînés n'est plus viable. Plus viable pour les 99% d'humains placés sous le joug de ce 1% d'aristocrates de la planète.
Il ne s'agit pas là de théorie du complot, ni de l'amertume d'un pauvre d'entre les pauvres.
Bien sûr les indonésiens, les chinois, les indiens, les brésiliens vivent mieux qu'avant. D'autres progrès de condition de vie sont à espérer ici ou là. Mais on ne peut se satisfaire de ces développements favorables quand on les ramène à l'évident défaut de répartition dont souffre l'extrême expansion de la richesse mondiale.
La vérité est que quelques peuples ont eu la chance de s'être trouver sous la queue de la comète et d'avoir pu bénéficier des retombées de miettes qui s'en échappe.
La vérité est que les aristocrates financiers ont dû donner le change pour que perdure leur pouvoir toujours croissant, démesurément croissant. Comme le faisaient les monarques féodaux.

Boutique Chinoise à JFK Aéroport de New York
Le problème, c'est que l'injustice commence à se voir un peu trop.
Le problème, c'est que les monarques en veulent toujours plus et qu'ils ont perdu le sens de la mesure.

Alors oui, je cautionne les "indignés" et je crois qu'au-delà de l'indignation, des actes émergeront d'une façon ou d'une autre.
J'entends désormais avec plus d'acuité que je ne le faisais jusque là, (pourtant je l'ai toujours aimé) le mot de "Révolution".

De tout temps, au sein de la tribu, des provinces, des royaumes, des nations, il y a eu des dominants qui raflaient à leur seul profit le produit des efforts de la communauté. Et de tout temps, ils furent destitués dès lors qu'ils dépassaient les bornes.
Constater cela est bien banal, et ne parler que du retour nécessaire à la "bonne mesure" quand d'autres parlent de révolution peut paraître bien mièvre. Pourtant il s'agit bien de cela : de bornes dépassées. De ce diagnostic simplissime et suffisant émerge toujours la révolution.
Ainsi peu à peu, comme un symptôme, des mots aussi ringardisés que "partage", "solidarité", "répartition", "redistribution" reprennent la résonnance qu'ils n'auraient jamais dû perdre.

En ce temps où les monarques aussi se sont mondialisés, éparpillés en réseaux invisibles, sans château à assiéger, sans troupe à combattre même à main nue, les verrous paraissent inexpugnables. Pourtant, comme à chaque fois, le premier rempart qui s'élève face à l'outrance et l'avidité des puissants, c'est l'honneur de l'opprimé. Et puis monte la colère.

L'effroyable arrogance des "messagers" de la finance ne cesse de l'exacerber. J'ai nommé les banquiers, les grands patrons, les analystes financiers, les politiciens de la pensée unique, les économistes libéraux et leurs journalistes inféodés.

"Baissons les dépenses publiques, baissons les salaires", "les riches et leur quelque argent ne peuvent être une variable d'ajustement", "nul salut, hors de l'austérité."

Par contre, sous leur autorité, la baisse des salaires a toujours été considérée comme la variable d'ajustement idéale. Quelle importance ! 100 ou 200€ de moins quand on a déjà si peu !?
Par contre, sous leur autorité, la baisse des dépenses publiques jusqu'à la corde sera toujours préférable à la remise en cause des 40 Mds versés chaque année aux quelques milliers d'actionnaires pompant sans vergogne une économie française déjà exsangue. Pour ceux-là nulle cure d'austérité n'est envisageable, pour ceux-là aucun effort de solidarité – cette incongruité- ne pourrait leur être imposé, pour ceux-là rien ne justifierait de surseoir à la construction d'une nouvelle piscine, au renouvellement de leur Audi Sport ou à l'achat d'un chalet supplémentaire à Megève.

Tout cela n'est pas de l'amertume mal placée comme ne l'est pas moins leur argent.
Leur constance dans la cupidité est tout bonnement inconcevable et l'aveuglement de leurs "messagers" ne l'est pas moins.

6 Mds de paquet fiscal redistribués à quelques milliers de nantis chaque année, ce qui après division dûment effectuée représente une moyenne de quelques 300 000€ remboursés par tête de pipe de la caste des très riches par le trésor public, chaque année, avec l'argent de notre travail et avec l'argent de notre dette. Pour eux, tout cela est bien normal. Nous sommes, paraît-il, en période de crise, chacun doit se serrer la ceinture… mais cette situation, tout au plus désolante, ne les concerne pas. Ils sont au-dessus du lot. Ce sont les Aristocrates.

Ces jours-ci, - pour ne pas rester uniquement franco-français -, nous parviennent des nouvelles de Grèce. On y apprend que désormais, outre les fermetures des commerces, des entreprises, les baisses de salaires et des pensions, l'exode de ceux qui le peuvent, le désespoir des déclassés jetés à la rue, réduits à la mendicité, les suicides de plus en plus nombreux de gens qui comme nous n'avaient pas été préparés à la pauvreté, outre cette descente aux enfers, nous apprenons que les gens se battent pour quelques légumes pollués au chrome distribués en plein centre d'Athènes, nous apprenons que les gens ont faim et que les enfants grecs grappillent partout où ils le peuvent de quoi manger, quand ils le trouvent, s'ils le trouvent.

Alors non, tout cela n'est pas de l'amertume mal placée.
En Europe, de plus en plus de citoyens portent et porteront des haillons, se déplaceront nu-pieds, ne pourront se laver, ne se chaufferont pas, inaugureront le repas quotidien unique… Ne se raseront plus, n'iront plus au spectacle, n'achèteront plus de glace au bord de la plage… Les commerçants ne vendront plus. Finis les achats de fringues, de bijoux, le coiffeur et l'esthéticienne, fini le resto en famille le dimanche midi, l'abonnement à la salle de sport… Les gens resteront chez eux à repriser leur chemise devant leur télé, mobiliseront leur dernière économie pour acheter le scooter qui les affranchira du parcmètre et de la pompe à essence gloutonne… Le commerce s'arrêtera comme l'arrêt du Gulf-Stream réfrigérera l'Europe.
La Grèce, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, les provinces anglaises, l'Irlande… La pauvreté est en marche mais tous les soirs à la télé, nos politiciens à cravate bleue viennent nous dire avec aplomb qu'elle s'arrêtera aux frontières françaises comme le nuage de Tchernobyl.
Pourtant aujourd'hui, malgré eux, "Révolte" n'est plus un gros mot.



Revenons aux présidentielles et au choix qui nous est proposé.
D'abord, a-t-on seulement le choix ?

Hollande vient de parler. Il débattra bientôt avec Sarkozy.
Bonnet blanc et blanc bonnet ? Malheureusement oui, car dans les grandes lignes macro économiques, ils se réfèrent au même système. Les mêmes caisses vides, la même monnaie, la même dette, la même Europe, le même ordre monétaire mondialisé, et aucune marge de manœuvre.
D'un côté, nous avons Sarkozy, le célèbre VRP des classes d'argent.
De l'autre, Hollande qui, sauf énorme surprise, jouera pour le même camp libéral.
Même si ses "clients" (commanditaires) ne sont pas tout à fait les mêmes (va savoir ?), on sait que les différences se développeront à la marge.
La marge. Voilà tout ce qui nous reste pour faire notre choix.
Et qu'y a-t-il dans cette marge ? L'espoir que Hollande et son gouvernement arrondissent les angles de l'injustice fiscale et sociale que nous subissons clairement depuis des années.
Ainsi dans l'hypothèse d'un second tour Hollande - Sarkozy, à tout prendre, entre les deux favoris des sondages, pour moi ce sera malgré tout Hollande… Ce sera Hollande, par défaut.

Voilà ce que l'on propose aux français : le choix du pauvre qui, comme toujours votera par dépit, avec fatalisme.

Au moment où la révolte est devenue nécessaire, qu'elle est chevillée au corps de la plupart de nos compatriotes, que le bon sens l'appelle, voilà le pauvre choix qui nous est proposé… imposé.
Et par un ressort machiavélique, Sarko est devenu un tel épouvantail épouvantable que la peur de le voir revenir va pousser les français au funeste Vote Utile dès le 1er tour.



Néanmoins, au premier tour, je tenterai un vote "dissident". Il n'est pas encore défini. Même si je garde mon affection pour des gens sincères et de bonne volonté comme Bayrou et Corinne Lepage, aujourd'hui mes inclinaisons vont vers Mélenchon, en premier choix, et Dupont Aignan, en second choix.

Ces deux là ont de la ressource. Ils sont lucides face aux enjeux et, paradoxalement, a contrario du jugement narquois des "observateurs", ont une vision bien plus mondiale que les hérauts des sondages. Ils se débattent dans des perspectives bien plus lourdes de conséquences que le maintien à tout prix du système féodal dans lequel nous sombrons. Les risques, que leurs convictions décrivent, sont bien plus en prise avec la réalité que ne le sont les thèses de nos énarques engoncés dans le moule idéologique de la croissance infinie des économies.
Alors je tenterai un vote "dissident", vers une autre voie.

Hollande et "l'autre" osent, dans un dernier artifice, nous parler de sang et de larmes pour maintenir quelques mois encore, sous nos têtes endormies, le mol oreiller d'une société de consommation à bout de souffle. Pourtant, ce faisant, la couleur est annoncée : du sang et des larmes. Et malgré cet augure terrible, la masse populaire semble se préparer à voter pour le maintien du système.

Bon sang, si véritablement le sang et les larmes doivent couler au moins que cela serve à renverser la table ! Que tout ce malheur ne soit pas vain !
Il faut donc croire que le troupeau docile se satisfait encore du peu de paille qu'il trouve en sa bergerie, et tant que les ventres seront pleins, il ne regardera pas d'où vient la paille.
Grand bien lui fasse même si le renouvellement du fourrage est assuré par les loups.
Tout le monde sait que ça ne durera pas. Les loups sont aux portes des villes. Beaucoup ont déjà sonné l'alarme. A la suite de quelques intellectuels, économistes "alternatifs" et autres libres penseurs, les Mélenchon, Montebourg, Dupont Aignan, M. Le Pen (à sa façon) s'en font les porte-voix mais à quoi bon crier avant d'avoir mal. Les français, il faut le croire, n'ont pas encore mal… pas suffisamment, mais ça viendra, hélas.

Hollande et "l'autre" le savent aussi. Mais pour eux rien ne doit changer. Pas encore.
Alors en les écoutant, nous vivrons encore notre vie de ramasseurs de miettes, sans honneur et sans fierté. En les écoutant, l'avenir restera bouché et la spirale dans laquelle nous aspirent les insatiables cols blancs de la Finance ne cessera de creuser notre malheur. Nous le savons, mais rien ne doit changer. Pas encore.

Alors bientôt il faudra nous rendre à l'évidence : Ensembles, nous n'aurons rien construit. Le capitalisme continuera d'engraisser les mêmes nantis et nous aurons oublié ce que voulaient dire "partage", "solidarité", "répartition", "redistribution". Nos enfants riront, s'ils le peuvent encore, des rêves communards, des droits acquis, des hippies qui faisaient l'amour, des services publics, des restos du cœur, de la croix rouge, des morts pour la France.

Ensembles, nous aurons laissé tout se déconstruire.
Nos enfants riront… peut-être.

mardi, septembre 13 2011

Une journée de crise sur les marchés ? Une journée de Casino bien juteuse plutôt !

Jack Trader : Allo John ! Tu joues quoi cette semaine ? Les matières premières, l'acier ou les banques ?
John Trader : Ici, on a décidé de dégommer les banques.
Jack Trader : Ok. On vend jusqu'à demain 14h.
John Trader : Demain 14h. Ok. C'est parti.

Il y a quelques années vendre un paquet d'actions pour jouer à la baisse était hasardeux. Les actionnaires tenaient leurs positions. Mais aujourd'hui, c'est beaucoup plus facile. Tout le monde est sur le fil du rasoir. Tout le monde est prêt à quitter le navire à la moindre alerte. Alors il suffit d'un ordre de vente un peu massif et c'est la panique.
Ensuite, il n'y a plus qu'à ramasser la mise dès que l'action est suffisamment descendue. Le schéma est tristement simplissime. Si on ajoute le système des ventes à découvert, les coups de yoyo provoqués par les gros portefeuilles sont d'autant plus juteux... et sans risque.

Chinois à Wall Street

On se scandalisait du temps où les edge funds exigeaient un rendement de 15% à l'année alors que les indices de croissance oscillaient entre 3 et 7 % suivant les entreprises. Aujourd'hui, ces gens là réalisent du 20% dans la semaine, si ce n'est dans la journée !!!
On annonçait l'avènement des barbares de la finance dans les années 90-2000. Aujourd'hui, c'est la curée. Dans ces années là, ils ne faisaient que construire le grand huit. Aujourd'hui, nous y sommes en plein, à monter, à descendre, et à gerber tous nos boyaux. En attendant le vol plané final…

On se souvient de ces années où chacun se défiait de l'Etat et rêvait de liberté dans une société vouée à l'espoir de la réussite de chacun. Après 68, on avait quitté l'ère des rêves solidaires et on s'adonnait à l'individualisme des années 80. Ensuite les idéalistes de tout bord se sont émus de la montée en puissance des banques et, dans un geste contre nature, on invoquait la puissance des Etats protecteurs. Finie la résistance citoyenne et libertaire, il fallait sauver l'Etat providence.
On s'est même inquiété de l'érosion du capitalisme industriel floué par le capitalisme financier.

Aujourd'hui, ce sont les banques qui vacillent et certains veulent maintenant les défendre contre les assauts des traders à la solde… des banques.
C'est à n'y plus rien comprendre.

Ils se bouffent entre eux à coup de centaines de milliards, et le rouleau compresseur des barbares en col blanc se fout pas mal de ceux qu'il écrase… comme d'hab'.

Alors ils vont continuer de jouer au yoyo parce que c'est le jackpot, leur jackpot.
Et nous, nous sommes condamnés à regarder cette partie de monopoly. Un jeu de monopoly sans case prison.

En attendant nos politiciens font mine de n'y voir que du feu, mine de ne rien comprendre.

Nos politiciens nous parlent de crise, raclent les fonds de tiroirs… ou se plient à faire marcher la planche à billet pour satisfaire aux caprices des joueurs.
Nos politiciens sont les capots qui nous mènent à l'abattoir pour le grand plaisir des "gros cigares".
Pas d'interdiction des ventes à découvert, rien contre la spéculation, pas de taxes sur les échanges financiers, rien contre les paradis fiscaux, tout pour les dumpings sociaux et fiscaux en tout genre.

Que dire de la religion de nos politiciens européens où le mot "protectionnisme" reste si tabou que celui qui le prononce est aussitôt traité d'irresponsable. Pas aux US, pas en Chine, pas en Russie, non. Nos politiciens européens sont les benêts de la mondialisation, psycho-rigides et incapables de se désengluer de ce credo du libre-échange qui conduit leurs pays à leur perte.

La Grèce n'a pas l'air de leur suffire. Il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Nos énarques et autres diplômés-décideurs du reste de l'Europe agissent comme s'ils étaient sous hypnose. De quoi sont faits les cerveaux des Barroso, Von Rompuy, Lamy, Sarkozy, Trichet etc… ?

Ils ne voient rien et décident tout à l'envers. Les cycles de négociations de l'OMC (Cycle de Doha), la renonciation des états à frapper monnaie (1974), l'interdiction auto imposée à la Banque Centrale Européenne de prêter en direct et de passer par les banques pour tout crédit… toutes ces décisions ont creusé nos tombes.

Aujourd'hui, on voit le résultat. Les pays pauvres sont plus pauvres et les pays "riches" sont exsangues. Mais tout va bien, l'argent circule toujours de coffre-fort en compte off-shore… Et comme un coffre fort ce n'est pas très excitant, on le vide, on le remplit, on le vide, et puis on le remplit encore. On joue au yoyo parce que c'est le meilleur moyen de gagner encore plus d'argent.
C'est le grand casino.
Et aucun risque de faire sauter la banque puisque ce sont les banquiers qui jouent.

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