La Gaude Démocrate

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

La Gaude Démocrate
Le Blog

Tribune Citoyenne de La Gaude

mardi, septembre 13 2011

Une journée de crise sur les marchés ? Une journée de Casino bien juteuse plutôt !

Jack Trader : Allo John ! Tu joues quoi cette semaine ? Les matières premières, l'acier ou les banques ?
John Trader : Ici, on a décidé de dégommer les banques.
Jack Trader : Ok. On vend jusqu'à demain 14h.
John Trader : Demain 14h. Ok. C'est parti.

Il y a quelques années vendre un paquet d'actions pour jouer à la baisse était hasardeux. Les actionnaires tenaient leurs positions. Mais aujourd'hui, c'est beaucoup plus facile. Tout le monde est sur le fil du rasoir. Tout le monde est prêt à quitter le navire à la moindre alerte. Alors il suffit d'un ordre de vente un peu massif et c'est la panique.
Ensuite, il n'y a plus qu'à ramasser la mise dès que l'action est suffisamment descendue. Le schéma est tristement simplissime. Si on ajoute le système des ventes à découvert, les coups de yoyo provoqués par les gros portefeuilles sont d'autant plus juteux... et sans risque.

Chinois à Wall Street

On se scandalisait du temps où les edge funds exigeaient un rendement de 15% à l'année alors que les indices de croissance oscillaient entre 3 et 7 % suivant les entreprises. Aujourd'hui, ces gens là réalisent du 20% dans la semaine, si ce n'est dans la journée !!!
On annonçait l'avènement des barbares de la finance dans les années 90-2000. Aujourd'hui, c'est la curée. Dans ces années là, ils ne faisaient que construire le grand huit. Aujourd'hui, nous y sommes en plein, à monter, à descendre, et à gerber tous nos boyaux. En attendant le vol plané final…

On se souvient de ces années où chacun se défiait de l'Etat et rêvait de liberté dans une société vouée à l'espoir de la réussite de chacun. Après 68, on avait quitté l'ère des rêves solidaires et on s'adonnait à l'individualisme des années 80. Ensuite les idéalistes de tout bord se sont émus de la montée en puissance des banques et, dans un geste contre nature, on invoquait la puissance des Etats protecteurs. Finie la résistance citoyenne et libertaire, il fallait sauver l'Etat providence.
On s'est même inquiété de l'érosion du capitalisme industriel floué par le capitalisme financier.

Aujourd'hui, ce sont les banques qui vacillent et certains veulent maintenant les défendre contre les assauts des traders à la solde… des banques.
C'est à n'y plus rien comprendre.

Ils se bouffent entre eux à coup de centaines de milliards, et le rouleau compresseur des barbares en col blanc se fout pas mal de ceux qu'il écrase… comme d'hab'.

Alors ils vont continuer de jouer au yoyo parce que c'est le jackpot, leur jackpot.
Et nous, nous sommes condamnés à regarder cette partie de monopoly. Un jeu de monopoly sans case prison.

En attendant nos politiciens font mine de n'y voir que du feu, mine de ne rien comprendre.

Nos politiciens nous parlent de crise, raclent les fonds de tiroirs… ou se plient à faire marcher la planche à billet pour satisfaire aux caprices des joueurs.
Nos politiciens sont les capots qui nous mènent à l'abattoir pour le grand plaisir des "gros cigares".
Pas d'interdiction des ventes à découvert, rien contre la spéculation, pas de taxes sur les échanges financiers, rien contre les paradis fiscaux, tout pour les dumpings sociaux et fiscaux en tout genre.

Que dire de la religion de nos politiciens européens où le mot "protectionnisme" reste si tabou que celui qui le prononce est aussitôt traité d'irresponsable. Pas aux US, pas en Chine, pas en Russie, non. Nos politiciens européens sont les benêts de la mondialisation, psycho-rigides et incapables de se désengluer de ce credo du libre-échange qui conduit leurs pays à leur perte.

La Grèce n'a pas l'air de leur suffire. Il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Nos énarques et autres diplômés-décideurs du reste de l'Europe agissent comme s'ils étaient sous hypnose. De quoi sont faits les cerveaux des Barroso, Von Rompuy, Lamy, Sarkozy, Trichet etc… ?

Ils ne voient rien et décident tout à l'envers. Les cycles de négociations de l'OMC (Cycle de Doha), la renonciation des états à frapper monnaie (1974), l'interdiction auto imposée à la Banque Centrale Européenne de prêter en direct et de passer par les banques pour tout crédit… toutes ces décisions ont creusé nos tombes.

Aujourd'hui, on voit le résultat. Les pays pauvres sont plus pauvres et les pays "riches" sont exsangues. Mais tout va bien, l'argent circule toujours de coffre-fort en compte off-shore… Et comme un coffre fort ce n'est pas très excitant, on le vide, on le remplit, on le vide, et puis on le remplit encore. On joue au yoyo parce que c'est le meilleur moyen de gagner encore plus d'argent.
C'est le grand casino.
Et aucun risque de faire sauter la banque puisque ce sont les banquiers qui jouent.

samedi, octobre 9 2010

La justice française à la botte des banques... et le fisc avec.

La nouvelle vient de tomber. La Société Générale a déjà récupéré 1,7 milliard d'euros sur sa perte affichée dans le cadre de l'affaire Kerviel. (Source Europe 1 relayée par Libération et Le Figaro entre autres).

Il s'agit d'une déduction d'impôt accordée aux sociétés, et en particulier aux banques, en cas de pertes exceptionnelles sur un exercice donné. Cette déduction peut atteindre 33% de la perte selon les règles de la fiscalité des sociétés. Il faut savoir que ce genre de mesure est habituellement accordé à force de dossiers bien étayés et de requêtes appuyées auprès de l'administration fiscale. Mais dans le cas de la Société Générale, ça n'a pas l'air d'avoir posé de problème.

D'aucun dira qu'on paye des impôts sur les bénéfices mais jamais sur les pertes. Cela peut effectivement se comprendre.
D'autres diront que ce sont encore les contribuables qui sont amenés à éponger les dettes des banques.
Entre la première appréciation, soumise aux règles du système, et la seconde, révoltée des conséquences perverses du même système, on est amené à regarder la décision de justice rendue à l'issue de l'affaire Kerviel sous un autre œil.

On comprend d'abord que ce jugement, loin de se préoccuper de morale et de peser, dans un souci d'équité, les torts de chaque partie, on comprend que ce jugement était plombé par un jeu d'intérêts à 1,7 milliards d'euros.

Car en exonérant totalement la Société Générale de toute responsabilité dans les pertes qu'elle avait enregistrée, la cour de justice lui a ouverte directement et sans condition la possibilité de toucher le pactole. Les considérations qui auraient pu entamer la vertu des dirigeants de la banque n'ont pas pesé bien lourd face à ces presque 2 milliards. Kerviel, sans pour autant le plaindre, n'avait aucune chance.

Comme l'écrit très bien le Canard Enchaîné dans son N° du 6 Octobre :

"Cette responsabilité avait été pourtant reconnue par tous, les malversations de Kerviel n'ayant été rendues possible que par le laxisme de la banque. La Générale l'avait elle-même implicitement reconnu en virant la quasi-totalité de son état-major, le patron Daniel Bouton en tête, dans les semaines ou les mois qui ont suivi. C'est à ce titre encore que la banque s'est vu infliger, le 4 juillet 2008, une amende de 4 millions par la Commission bancaire de la Banque de France pour "carences graves dans le contrôle interne". Autant d'éléments qui n'ont pas trop ému le tribunal."

De plus, tous ceux qui ont approché de l'intérieur les marchés boursiers et les agences de trading savent que les positions qui y sont prises, sont pistées par les systèmes informatiques mis à leur disposition au centime d'euro ou de dollar près (j'ai un ami trader). Apparemment, les juges n'ont pas pris la peine d'aller vérifier sur place l'extrême précision des outils de trading.

Mais passons sur les échanges argumentaires qui se sont déroulés dans le prétoire. La vérité objective n'y a pas triomphé.
Revenons sur cette déduction d'impôt, dernier avatar (pour l'instant) de cette affaire dont on peut conclure que "pour 1 milliard t'as plus rien".
OK. On paye des impôts sur les bénéfices mais jamais sur les pertes. Mais ces 4,9 milliards sont-ils des pertes au regard de l'administration fiscale ?

billets de monopolyDans un premier temps, sur l'exercice 2007, Jérôme Kerviel gagne 1,471 milliard et dans un deuxième temps, il perd 6,382 milliards sur l'exercice 2008. Ce qui fait dire à la Société Générale qu'elle a perdu 4,9 milliards.
Ce sont les mêmes techniques, les mêmes outrances frauduleuses qui, dans les deux cas, ont été mis en œuvre.
Fin 2007, Kerviel n'est pas inquiété. Pourtant un gain de 1,471 milliard, c'est énorme pour un seul homme, mais tout est normal… L'état-major de la Société Générale ne bronche pas.
Mais en 2008, quand la partie se gâte, les mêmes viennent se plaindre que le jeu est faussé, que quelqu'un a triché ! Comme un mauvais joueur qui remet en cause la règle du jeu quand la partie lui échappe.
Tout cela n'est pas bien moral et l'on devrait déjà se poser des questions sur la recevabilité de sa plainte, et par conséquent remettre en cause le jugement.

Mais par-delà le caprice de mauvais joueur que la Société Générale a eu l'effronterie de porter en justice, c'est la nature de l'argent qui est en jeu qui fait question.
Tout le monde le sait, le trading, la bourse, les marchés sont un immense casino avec ses propres règles qui n'ont rien à voir avec la justice commune. Cet argent, c'est du risque, comme certains le revendiquent si fièrement. Et bien évidemment, un risque ça s'assume, sinon il n'y en a plus (de risque).

Le bon sens commande de sortir ces pertes casinotières du cadre des pertes donnant droit à déduction fiscale.
Elles ne ressemblent en rien aux pertes exceptionnelles d'une société confrontée à un retournement de son marché dû à des conditions externes défavorables. D'une part, le jeu boursier n'est pas, pour la Société Générale, une activité exceptionnelle, et d'autre part, une banque, à travers son secteur de trading, s'expose, par essence, aux retournements de tendance qui ne peuvent s'apparenter à des conditions externes.
En invoquant les termes de cet alinéa (qui au demeurant ouvre la voie à toute sorte d'interprétations) :
«Toute entreprise déduit ses pertes et coûts de ses revenus pour calculer le montant de ses bénéfices et donc de ses impôts», les dirigeants de la Société Générale ont beau jeu. Mais l'administration fiscale se réserve toujours le droit d'évaluer les dossiers qui lui sont soumis, et chacun la connaît pour l'âpreté avec laquelle elle accorde tout débours.

Mais si les juges ont cru bon, dans un premier temps, de se déclarer compétents (ce qui se discute), ensuite d'exonérer la banque de toute responsabilité (contre toute évidence), il est à parier que les mêmes indulgences auront guidé l'administration fiscale dans l'attribution de cette déduction d'impôt de 1,7 milliards d'euros.

Une dernière réflexion sur ce cadeau fiscal.
Selon le portail du gouvernement, le déficit annuel structurel des régimes de retraite s'élève à 1,5 milliards d'euros. No Comment.

samedi, mai 8 2010

Crise Grecque : le contribuable se substitue une fois de plus aux banques

Que se passe-t-il quand un pays fait faillite ?
Voilà la question qu’on peut désormais se poser au vu de ce qui se passe en Grèce.

Réponse : Rien. On dit tout simplement que ce pays « répudie » sa dette.
Personne ne va en prison, aucun patrimoine n’est confisqué, aucune mise sous tutelle.
Ce pays se voit tout simplement radié des livres des prêteurs. Il ne peut plus contracter d’emprunt sur les places financières. Et puis c’est tout.

Lindos La vie dans le pays devient difficile, serrage de vis imposé par le gouvernement qui a, de fait, le dos au mur, et tous les citoyens sont alors dans la même galère.
En fait, rien de moins et rien de plus que ce que vont vivre les grecs dans les années à venir.
Et puis un jour, des prêteurs viennent de nouveau frapper à la porte de cet état dès lors que la situation paraît être redevenue saine.
C’est ce qui est arrivé à l’Argentine il y a quelques années.
L’Argentine avait refusé le plan de rigueur que voulait lui imposer le FMI et s’est mise en faillite.
Et la vie a continué.

Dommage pour les banques, mais cela fait aussi partie de leur prise de risque. En plus, il y a des assurances pour ça. Mais il est vrai que les assureurs sont eux-mêmes banquiers et vice versa. Mais les conflits d'intérêt, ça ne choque plus personne...
Rappelons que les banques, dans le cadre du privilège qui leur est octroyé par le système de Création Monétaire, reçoivent l’argent de la Banque Centrale Européenne (BCE) à un taux de 1%, et le prêtent actuellement à 3,5% minimum et plus si affinités. Les Banques Centrales ayant interdiction absolue de prêter à une entreprise ou à un état.
Pour être plus précis, les états, via les Banques Centrales, donnent de l’argent à 1% aux banques privées pour leur emprunter ce même argent à 3,5%. Chouette système, non ?

Mais non contentes de cette marge colossale, elles veulent désormais que les états donneurs-emprunteurs (pigeons, quoi) soient aussi assureurs de risque… à titre gratuit ! Le beurre, l’argent du beurre, l’argent de la crémière (son sourire, elles s’en moquent)… Quoi de plus encore ? L’argent des enfants de la crémière et sur plusieurs générations ? Pourquoi pas ?

Mais tout cela n’ébranle pas une seconde les esprits rationnels, éduqués, et informés de nos politiques.
Déjà en 2008, ils se sont échinés à racler les fonds de caisses pour donner du vrai argent à des banques qui avaient eu le malheur de perdre de l’argent qui n’existait pas (les subprimes étaient de la titrisation de perspectives de remboursements de prêts progressifs offerts à grand renfort de publicité politique à des américains à faible pouvoir d’achat, avec, pour couronner le tout, une superbe chaîne spéculative sur la couverture de risque sur ces prêts via des assurances qui furent elles-mêmes titrisées !!).

Résultat : les caisses des états sont vides, les gens sont mis à la porte de chez eux, le marché de l’immobilier s’est écroulé, l’économie réelle s’est enfoncée, la crise sociale a suivi, les marchés actions se sont écroulés, les retraités par capitalisation sont à la rue, etc… mais les banquiers ont reçu leur vrai argent.
Alors qu’il eut été bien plus efficace de rééchelonner les prêts immobiliers, d’en réaménager les protocoles de remboursement (passer à des taux fixes et abaisser le curseur du taux de ces emprunts).
Il n’y aurait pas eu de crise. Tout juste quelques lignes de compte à modifier dans les grands livres informatiques de la finance internationale. Mais c’aurait été sacrilège !! (Relire le billet : « Nous avons donné l’argent aux barbares » (12/10/08))

Mais nos politiques sont bien conseillés. Alors ils remettent le couvert 2 ans plus tard.

Marché d'Athènes

Les banques risquent, ô grand malheur, de ne pas être remboursées par la Grèce.
(En plus, ce sont leurs copains des agences de notation qui crient au loup comme pour s’assurer que cet argent prêté leur échappe plus certainement.)
Chers politiques ! Que leur propre peuple en appelle à de meilleurs salaires, à plus de justice sociale, à une plus juste redistribution des richesses, à plus de services publics, etc… Peu leur en chaut. Pétitions, grèves, manifestations, bras de fer en tout genre… Rien n’y fait. Ils n’écoutent pas (et s’étonnent que les urnes soient désertées).

Mais dès qu’un financier encravaté est menacé d’un léger malaise en forme de perte de rentabilité surlignée en rouge sur un de ses livres de compte, les voilà qui accourent et déposent sur l’autel des palais bancaires l’argent de leurs contribuables-électeurs.
Ainsi nous seront donc délestés dans les 3 ans qui viennent de 17 Milliards, les allemands y laisseront 25 Milliards, et chaque européen de la zone euro ira ainsi de son obole pour, soi disant, soutenir la Grèce.
A noter que comme il est peu probable que la Grèce parvienne à rembourser de telles sommes (plus de 100 Milliards) en 3 ans (c'est une opération à perte en perspective), toute l’action des politiques européens consiste à faire passer la pilule auprès de leurs opinions publiques : On montre que le geste n’est pas désintéressé et qu’il peut même être rentable en appliquant un taux de 5% sur le prêt européen. Les grecs sont aux abois mais on va quand même essayer de les tondre encore un peu… C’est légèrement limite du point de vue moral, mais c’est mieux sur l’emballage (on fait mine de croire au remboursement) et économiquement totalement irréaliste.

CrètoisesAlors tandis que les grecs vont continuer de s’écharper entre eux et qu’ils auront perdu toute souveraineté dans leur propre pays, tandis que les autres citoyens européens vont avoir encore à se serrer la ceinture (d'autant plus qu'ils ne reverront jamais l'argent), tandis que l’affaire grecque constitue un joli précédent pour d’autres mises en demeure…, au bout du bout se sont encore les banques qui se retrouvent, ô joie, avec un tas de vrai argent bien au chaud dans leurs coffres, quelque part hors le monde réel… En attendant le produit d’autres rapines.

Oui, car il ne faut pas perdre de vue que la quasi-totalité des 110 Milliards que l’UE et le FMI vont généreusement prêter à la Grèce repartira alimenter les comptes des banques créancières et des spéculateurs rameutés de fraîche date.

Ainsi, grosso modo, la Grèce rendra de la main droite aux financiers spéculateurs l’argent que l’UE et le FMI lui auront prêté dans la main gauche. C’est ainsi que le contribuable se voit une fois de plus en position d’assumer à la place des banques des risques et des débours auxquelles elles étaient censées faire face. Et le pire est que ce tour de passe-passe ne changera rien au quotidien désastreux que l’avenir réserve aux citoyens grecs.

Par contre, dans l’hypothèse d’une Grèce se déclarant en faillite, tout devient sensiblement plus sympathique.
La Grèce n’a plus de dette. Elle doit vivre uniquement du fruit de son travail.
Elle n’a plus les moyens d’emprunter aux banques. Plus exactement les banques ne voudront plus rien lui prêter. Normal.
Mais rien n’empêche un autre état de prêter de l’argent à la Grèce… malgré sa faillite !
Rien n’empêcherait l’UE de prêter à la Grèce, à une Grèce vierge de toute dette.
Ainsi les Milliards européens seraient véritablement injectés pour le redressement du pays. Un investissement 100% efficient, sans banquier pour court-circuiter l’opération.
Du coup, les sommes nécessaires seraient bien moins astronomiques, le retour sur investissement pourrait être envisagé avec bien plus de sérénité (puisque les délais de remboursement exigés actuellement par les banques auront disparu), les opinions publiques seraient apaisées,… et, pour une fois, les banquiers et leur cohorte de financiers créanciers y seraient pour leur argent.

Mais un monde où du vrai argent pourrait servir à du vrai investissement pour rentabiliser un vrai travail pour en obtenir une vraie rémunération,… c’est de la pure utopie. (Sauf peut-être du côté de la planète chinoise.) Et quoi encore !? Une vraie répartition de la richesse produite en proportion de l’effort fourni, sans spéculateur et sans détourneur de fonds! Faut pas pousser.
La Grèce a inventé la démocratie, elle ne va pas non plus être le siège d’une économie idéale !!

En Mars 2010, dans le Monde Diplomatique, on parlait déjà de la vraie solution de la crise grecque :
http://www.monde-diplomatique.fr/2010/03/CORDONNIER/18883

En Mai 2010, Elie Arié dans Marianne reprend (en moins technique) le même argumentaire :
http://www.marianne2.fr/Grece-mieux-vaut-une-bonne-faillite-que-dix-plans-de-rigueur_a192535.html

Dans le même temps, Dupont-Aignan, seul comme d’hab’, s’époumone vainement, comme d’hab’, pour crier au scandale – Et comme ça lui arrive parfois, il n’a pas tort :
http://www.marianne2.fr/Dupont-Aignan-le-plan-d-aide-a-la-Grece-est-un-sabordage_a192543.html

- page 1 de 9